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QUESTION D'ACTU

Etre borderline


  • Publié le 20.04.2012 à 06h00
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Aujourd’hui, l’explication de ce que l’on pourrait croire être une expression grand public : « borderline », personnalité limite si on traduit l’anglais ! Et bien c’est pourtant un trouble de la personnalité bien identifié par le monde de la psychiatrie. Etre « borderline », c’est avoir une tendance à réagir plus intensément que les autres, même pour des choses sans importance, et avec des changements d’humeur soudains et imprévisibles.

Comment peut-on s’en rendre compte ? Les psychiatres américains, qui ont décidé de ranger toutes les maladies du cerveau dans une sorte de « bible » de leur spécialité, consultable dans des versions simplifiées sur Internet, vous permettront de faire le diagnostic rapidement, en détectant au moins cinq symptômes dans une liste qui en comporte une douzaine. Des sensations simples et proches de celles que nous avons presque tous ressenties un jour de notre vie.
Mais des sensations isolées, chez la plupart d’entre nous ; des sensations que l’on retrouve en grand nombre chez le borderline… Par exemple, l’anxiété, l’irritabilité ou l’instabilité affective, le sentiment de vide, les accès de rage, ou encore un comportement autodestructeur… C’est sans doute pour cela que l’on parle de personnalité limite et que ceux qui en souffrent sont si nombreux : 2 à 3 % de la population.  Cela peut toucher tout le monde. C’est, en fait, principalement détectable chez les jeunes et fréquents chez les femmes.

A première vue, et devant la banalité de la plupart des symptômes, ce n’est pas évident de faire comprendre que cela peut être grave. Pourtant, certains statisticiens affirment que 60 à 70 % des borderlines feront un jour une tentative de suicide. Et la psychiatrie estime qu’il y a un intérêt à se pencher sur la détection de ce trouble de la personnalité
On commence à comprendre pourquoi on devient borderline. Souvent, on retrouve un traumatisme dans l’enfance, des parents autoritaires et peu affectueux. Rien d’original… On parle aussi d’hérédité ou, version plus moderne et plus satisfaisante, d’une sensibilité trop importante de certains cerveaux à des hormones qu’ils sécrètent. 
Si l’on suspecte ce trouble, il faut consulter un psychiatre ou un psychologue, mais ces patients « limites », qui ne s’estiment d’ailleurs pas malades, ont souvent tendance à remettre en cause la légitimité de ceux qui les soignent, ce qui conduira la plupart du temps les médecins à s’aider de médicaments, principalement des antidépresseurs ou des antipsychotiques !

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