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QUESTION D'ACTU

Le syndrome de Stendhal


  • Publié 18.07.2013 à 06h00
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Du nom du célèbre écrivain qui, pendant la campagne d'Italie – la guerre faisait partie à l'époque des distractions littéraires – est tombé un jour en arrêt devant la beauté d'une église de Florence :

« J'étais dans une sorte d'extase. Absorbé dans la contemplation de la beauté sublime, je la voyais de près, je la touchais pour ainsi dire. J'étais arrivé à ce point d'émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de l'église, j'avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber ». 

Fin de citation.


Cette description de Stendhal, ce sentiment, ce trouble ressenti par l'écrivain voyageur devant les beautés florentines, a donné son nom au symptôme, et ce texte constitue une des premières descriptions.

Depuis, chaque année, une dizaine de personnes sont victimes de réactions incontrôlées devant le « David » de Michel-Ange, ou la « Venus » de Botticelli.

Il ne s'agit pas d'une maladie réservée à l'art italien, mais en fait, chaque fois que l'attente d'une émotion est très importante et que celle-ci est trop forte. Ce peut être devant un lieu, un tableau, un paysage ; rarement un concert… Jamais une émission de télévision, je vous rassure.


Les symptômes sont toujours les mêmes : vertiges, perte du sentiment d'identité et du sens de l'orientation, violentes douleurs à la poitrine, tachycardie, et cela peut même aller jusqu'à la dépression. Le sujet passe d'un état d'exaltation, de sentiment de toute puissance, à des attaques de panique et à la peur de mourir.

Chez certains, cette maladie dure plusieurs jours et nécessite un traitement en milieu spécialisé.

Alors l'art posséde-t-il une force immense qui peut transmettre une émotion absolue ?

Une des spécialistes de ce syndrome estime même que nous sommes tous porteurs du syndrome de Stendhal et que ce phénomène reste pour la plupart d'entre nous diffus. Dans certaines conditions d'intimité, une œuvre d'art fonctionne pour celui qui la regarde comme le symbole d'un drame intérieur.


Mais en fait, ce syndrome n’est-il pas tout simplement ce que le bon sens populaire appelle le « coup de foudre » ?

Probablement…

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