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QUESTION D'ACTU

La mortalité par crise cardiaque divisée par 3 en 15 ans


  • Publié 28.08.2012 à 18h15
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Le congrès européen de cardiologie (ESC) se tient en ce moment à Munich et un registre sur la prise en charge des crises cardiaques en France vient justement d’y être présentée...
Il s'agit du registre français FAST-MI, un registre qui a recensé tous les 5 ans depuis 1995, les cas de crises cardiaque les plus graves. Grâce à lui, les spécialistes ont pu comparer quel était le profil des gens qui faisaient un infarctus il y a 15 ans, et quel est le profil de ceux qui en sont victimes de nos jours. 

En 15 ans, le profil des gens qui font une crise cardiaque n’a pas du tellement changer?
Au contraire, grâce à ce registre, les spécialistes français ont pu constater que beaucoup de choses ont changé. En seulement 15 ans, il y a eu un rajeunissement très important de la population qui fait un infarctus. Concrètement, actuellement, il y a de plus en plus de personnes de moins de 60 ans qui font une crise cardiaque et en particulier des femmes.

De plus en plus de françaises ont un infarctus du myocarde avant 60 ans, quelle est l’explication de ces spécialistes ?
Pour eux, le principal coupable, c’est le tabagisme des femmes jeunes. Entre 1995 et 2010, le pourcentage de femmes fumeuses au moment de leur infarctus est passé de 37% à 73%. L’autre facteur de risque d’infarctus qui est pointé du doigt concernant les femmes, c’est l’augmentation de l’obésité sur cette période.

En revanche, concernant la prise en charge des patients qui font une crise cardiaque, là, cette étude montre de grandes améliorations ?
Oui. Tout d’abord, il semble que les gens réagissent plus vite lorsqu’ils font ou qu’ils sont témoins d’un infarctus. Les campagnes d’information menées depuis une dizaine d'années portent enfin leurs fruits. L’appel au 15 commence à bien rentrer dans les esprits. Et du coup, les traitements pour déboucher la ou les artères sont mis en place beaucoup plus tôt, parfois dès que le patient est dans l’ambulance. 

Et la conséquence majeure de tous ces progrès c’est qu’on meurt beaucoup moins d’une crise cardiaque aujourd’hui qu’il y a 15 ans?
Tout à fait et c'est une bonne nouvelle pour les 100 000 Français victimes chaque année d'un infarctus. Le taux de mortalité a été divisé par 3, il est passé de 13% à 4 % entre 1995 et 2010. 

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