RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
ANSM - Mis à jour le : 19/02/2015
ENALAPRIL RANBAXY 5 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé contient 5 mg de maléate dénalapril.
Excipients à effet notoire :
Chaque comprimé contient 141,34 mg de lactose monohydraté.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c'est-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé blanc de forme triangulaire à bord arrondi, gravé «E 2» sur une face et comportant une barre de cassure sur l'autre face.
La barre de cassure nest là que pour faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
· Traitement de lhypertension artérielle.
· Traitement de linsuffisance cardiaque symptomatique.
· Prévention de linsuffisance cardiaque symptomatique chez des patients ayant une dysfonction ventriculaire gauche asymptomatique (fraction déjection ≤ 35%) (voir rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
Labsorption dENALAPRIL RANBAXY nest pas affectée par les aliments.
La dose sera adaptée en fonction du profil du patient (voir rubrique 4.4) et de la réponse tensionnelle.
Hypertension artérielle
La dose initiale est de 5 à 20 mg maximum, en fonction du degré de l'hypertension et de l'état du patient (voir ci-dessous). ENALAPRIL RANBAXY se prend en une fois par jour. Dans l'hypertension légère, la dose initiale recommandée est de 5 à 10 mg. Les patients ayant un système rénine angiotensine-aldostérone fortement stimulé (par exemple, hypertension rénovasculaire, déplétion hydrique et/ou sodée, décompensation cardiaque, ou hypertension sévère) peuvent présenter une chute excessive de la pression artérielle suite à la dose initiale. Une dose initiale de 5 mg ou moins est recommandée chez de tels patients et linitiation du traitement devra se faire sous surveillance médicale.
Un traitement préalable avec des doses élevées de diurétiques peut entraîner une déplétion hydrique et un risque dhypotension lors de linitiation dun traitement par lénalapril. Une dose initiale de 5 mg ou plus faible est recommandée chez de tels patients. Si possible, le traitement par diurétique sera interrompu 2-3 jours avant le début du traitement par ENALAPRIL RANBAXY. La fonction rénale et le potassium sérique seront contrôlés.
La dose habituelle d'entretien est de 20 mg par jour. La dose dentretien maximum est de 40 mg par jour.
Insuffisance cardiaque/dysfonction ventriculaire gauche asymptomatique
Dans la prise en charge de linsuffisance cardiaque, ENALAPRIL RANBAXY est utilisé en complément des diurétiques et, si nécessaire, des digitaliques ou bêta-bloquants. La dose initiale dENALAPRIL RANBAXY chez les patients ayant une insuffisance cardiaque symptomatique ou une dysfonction ventriculaire gauche asymptomatique est de 2,5 mg et doit être administrée sous surveillance médicale étroite afin d'apprécier l'effet initial sur la pression artérielle. En l'absence d'hypotension symptomatique qui suit l'instauration du traitement par énalapril dans l'insuffisance cardiaque ou après prise en charge efficace de celle-ci, la dose doit être augmentée progressivement jusqu'à la dose habituelle d'entretien de 20 mg, donnée en une prise unique ou en deux prises, selon la tolérance du patient. Il est recommandé de faire cet ajustement de la dose sur une période de 2 à 4 semaines. La dose maximum est de 40 mg par jour administrée en deux doses fractionnées.
Schéma posologique indicatif de ENALAPRIL RANBAXY chez les patients ayant une Insuffisance cardiaque / Dysfonction ventriculaire gauche asymptomatique
|
Semaine |
Dose en mg/jour |
|
|
Semaine 1 |
Jours 1 à 3: 2,5 mg/jour* en une prise unique |
|
|
Semaine 2 |
10 mg/jour en une prise unique ou répartie en deux prises |
|
|
Semaines 3 et 4 |
20 mg/jour en une prise unique ou répartie en deux prises |
*Des précautions particulières doivent être prises chez les patients ayant une fonction rénale altérée ou prenant des diurétiques (voir rubrique 4.4).
La pression artérielle et la fonction rénale doivent être toutes les deux surveillées étroitement avant et après le début du traitement par énalapril (voir rubrique 4.4) car une hypotension et (plus rarement) une insuffisance rénale consécutive ont été rapportées. Chez les patients traités par diurétiques, la dose doit être, si possible, diminuée avant de démarrer le traitement par ENALAPRIL RANBAXY. La survenue d'une hypotension après la dose initiale de ENALAPRIL RANBAXY n'implique pas qu'une hypotension puisse à nouveau survenir au cours du traitement d'entretien par ENALAPRIL RANBAXY et n'empêche pas la poursuite du traitement par le médicament. Le potassium sérique et la fonction rénale seront également surveillés.
Posologie en cas d'insuffisance rénale
En général l'intervalle entre les prises d'énalapril doit être augmenté et/ou la posologie diminuée.
|
Clairance de la créatinine (Clcr) |
Dose initiale |
|
|
ml/min |
mg/jour |
|
|
30 <Clcr < 80 ml/min |
5-10 mg |
|
|
10 < Clcr ≤ 30 ml/min |
2,5 mg |
|
|
Clcr ≤ 10 ml/min |
2,5 mg |
* voir rubrique 4.4
L'énalaprilate, le métabolite de lénalapril est dialysable. Les jours où les patients ne sont pas dialysés, la posologie doit être adaptée en fonction de la réponse tensionnelle.
Sujets âgés
La dose doit tenir compte de la fonction rénale du patient âgé (voir rubrique 4.4).
Utilisation en pédiatrie
Lexpérience clinique est limitée sur lutilisation de lénalapril chez les enfants hypertendus (voir rubrique 4.4, 5.1 et 5.2).
Pour les patients qui peuvent avaler les comprimés, la dose sera adaptée en fonction du profil du patient et de la réponse tensionnelle. La dose initiale recommandée est de 2,5 mg chez les patients de 20 à <50 kg et de 5 mg chez les patients de ≥ 50kg. ENALAPRIL RANBAXY est administré une fois par jour. La posologie sera adaptée en fonction des besoins du patient jusquà un maximum de 20 mg par jour chez les patients de 20 à <50 kg et 40 mg chez les patients de ≥ 50 kg (voir rubrique 4.4).
Lénalapril nest pas recommandé chez les nouveau-nés et les enfants ayant un taux de filtration glomérulaire <30ml/min/1,73 m2, car il ny a aucune donnée disponible.
· Antécédent d'angio-dème lié à un traitement antérieur par un IEC.
· Angio-dème héréditaire ou idiopathique.
· Deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Une hypotension symptomatique est rarement observée chez les patients hypertendus non compliqués. Chez les patients hypertendus traités par énalapril, une hypotension symptomatique est plus susceptible de survenir si le patient présente une déplétion hydrique préalable, par exemple en cas de traitement par diurétique, de régime hyposodé, de dialyse, de diarrhée ou de vomissements (voir rubrique 4.5 et 4.8). Chez les patients ayant une insuffisance cardiaque, associée ou non à une insuffisance rénale, une hypotension symptomatique a été observée. Elle est le plus susceptible de survenir chez ceux présentant les stades les plus sévères d'insuffisance cardiaque, comme le montre l'utilisation de doses élevées de diurétiques de l'anse, lexistence dune hyponatrémie ou une altération de la fonction rénale.
Chez ces patients, le traitement doit être débuté sous surveillance médicale et les patients doivent être suivis étroitement chaque fois que la dose dénalapril et/ou de diurétique est ajustée. Des mesures similaires peuvent être prises chez des patients ayant une cardiopathie ischémique ou ayant eu des accidents vasculaires cérébraux, patients chez lesquels une baisse excessive de la pression artérielle pourrait entraîner un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
Si une hypotension survient, le patient doit être mis en position couchée et, si nécessaire, doit recevoir une perfusion intraveineuse de solution salée isotonique. Une réponse hypotensive transitoire n'est pas une contre-indication aux doses ultérieures, lesquelles peuvent être données habituellement sans difficulté une fois la pression artérielle remontée après l'expansion volémique.
Chez certains patients insuffisants cardiaques qui ont une pression artérielle normale ou basse, une baisse supplémentaire de la pression artérielle systémique peut survenir avec lénalapril. Cet effet est attendu et n'est habituellement pas une raison pour arrêter le traitement. Si l'hypotension devient symptomatique, une réduction de la dose et/ou l'arrêt du diurétique et/ou dénalapril peuvent être nécessaires.
Sténose aortique ou mitrale / cardiomyopathie hypertrophique
Comme tous les vasodilatateurs, les IEC doivent être administrés avec prudence chez les patients ayant une obstruction valvulaire du ventricule gauche et une obstruction à l'éjection et doivent être évités en cas de choc cardiogénique et dobstruction hémodynamique significative.
Altération de la fonction rénale
En cas daltération rénale (clairance de la créatinine <80 ml/min) la posologie initiale dénalapril sera ajustée en fonction de la clairance de la créatinine du patient (voir rubrique 4.2) et ensuite en fonction de la réponse du patient au traitement. Le contrôle systématique du potassium et de la créatinine fait partie de la pratique médicale normale chez ces patients.
Une insuffisance rénale a été rapportée en association avec lénalapril et surtout chez des patients ayant une insuffisance cardiaque ou une maladie rénale sous-jacente, y compris une sténose de lartère rénale. Si elle est diagnostiquée rapidement et traitée de façon appropriée, linsuffisance rénale lorsquelle est associée à un traitement avec lénalapril est habituellement réversible.
Certains patients hypertendus, sans altération rénale préexistante apparente, ont présenté des augmentations de l'urée sanguine et de la créatinine sérique lorsque lénalapril a été prescrit en même temps qu'un diurétique. Une réduction de la dose et/ou l'arrêt du diurétique peuvent être nécessaires. Cette situation devra évoquer la possibilité dune sténose sous-jacente des artères rénales (voir rubrique 4.4).
Hypertension rénovasculaire
Il y a un risque accru dhypotension et dinsuffisance rénale lorsque des patients présentant une sténose bilatérale de lartère rénale ou une sténose sur rein fonctionnellement unique sont traités avec des IEC. La perte de la fonction rénale peut survenir avec seulement des modifications mineures de la créatinine sérique. Chez ces patients, le traitement sera initié sous surveillance médicale étroite avec de faibles doses, une augmentation progressive de la posologie, et un contrôle de la fonction rénale.
Transplantation rénale
Il ny a aucune expérience concernant ladministration dénalapril chez des patients ayant une transplantation rénale récente. Par conséquent le traitement par énalapril nest pas recommandé.
Insuffisance hépatique
Rarement, des IEC ont été associés à un syndrome débutant par un ictère cholestatique ou une hépatite et qui peut évoluer jusquà une nécrose fulminante hépatique et (quelquefois) un décès. Le mécanisme de ce syndrome nest pas compris. Les patients recevant des IEC qui ont développé un ictère ou des élévations importantes des enzymes hépatiques doivent interrompre lIEC et recevoir un suivi médical approprié.
Neutropénie/Agranulocytose
Neutropénie/agranulocytose, thrombocytopénie et anémie ont été rapportées chez des patients recevant des IEC. Chez des patients ayant une fonction rénale normale et sans autre facteur de complication, la neutropénie survient rarement. Lénalapril sera utilisé avec une extrême prudence chez les patients ayant une collagénose vasculaire, un traitement immunosuppresseur, un traitement avec lallopurinol ou la procaïnamide, ou une association de ces facteurs de complication, particulièrement sil y a une fonction rénale pré-existante altérée. Certains de ces patients ont développé des infections graves qui dans certains cas nont pas répondu à un traitement antibiotique intensif. Si lénalapril est utilisé chez de tels patients, un contrôle périodique du nombre de leucocytes est conseillé et les patients doivent être avertis de signaler tout signe dinfection.
Hypersensibilité / angio-dème
Un angio-dème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement rapporté chez des patients traités par des inhibiteurs de lenzyme de conversion de l'angiotensine, incluant lénalapril. Ceci peut survenir à n'importe quel moment du traitement. Dans de tels cas, lénalapril doit être arrêté immédiatement et une surveillance appropriée doit être mise en place afin de s'assurer de la disparition complète des symptômes avant de laisser partir le malade. Même dans les cas où lon nobserve quun gonflement de la langue, sans détresse respiratoire, les patients peuvent nécessiter une mise en observation prolongée car un traitement par antihistaminique et corticostéroïdes peut savérer insuffisant.
Des issues fatales ont été très rarement rapportées, à la suite dun angio-dème associé à un dème du larynx ou de la langue. Les patients dont la langue, la glotte ou le larynx sont atteints, sont susceptibles de présenter une obstruction des voies aériennes, particulièrement sils ont un antécédent de chirurgie des voies aériennes. Lorsquil y a une atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, susceptible d'entraîner une obstruction des voies aériennes, un traitement approprié qui peut comporter une injection sous-cutanée d'une solution dadrénaline au 1/1000 (0,3ml à 0,5ml) et/ou toutes mesures visant à assurer la liberté des voies aériennes doivent être administrées rapidement.
On a rapporté une incidence plus forte d'angio-dème chez les patients noirs traités par IEC par rapport aux autres patients.
Les patients ayant un antécédent d'angio-dème non lié à la prise dun IEC peuvent avoir un risque accru d'angio-dème sous traitement par IEC (voir aussi rubrique 4.3).
Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation aux piqûres dhyménoptères
Rarement, des patients recevant des IEC lors de désensibilisation avec du venin dhyménoptère ont présenté des réactions anaphylactoïdes potentiellement fatales. Ces réactions ont été évitées en arrêtant temporairement le traitement par l'IEC avant chaque désensibilisation.
Réactions anaphylactoïdes lors daphérèses des LDL
Rarement, des patients recevant des IEC lors d'aphérèses des lipoprotéines de basse densité (LDL) avec du sulfate de dextran ont présenté des réactions anaphylactoïdes potentiellement fatales. Ces réactions ont été évitées en arrêtant temporairement le traitement par l'IEC avant chaque aphérèse.
Patients hémodialysés
Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez des patients dialysés avec des membranes de haute perméabilité (par exemple, AN69®) et traités simultanément par un IEC. Chez ces patients, il faut envisager d'utiliser un autre type de membrane de dialyse ou une autre classe de médicament antihypertenseur.
Hypoglycémie
Les patients diabétiques traités par antidiabétiques oraux ou par insuline, débutant un traitement par IEC, doivent être informés de veiller particulièrement au risque d'hypoglycémie, spécialement au cours du premier mois de traitement par l'association de ces deux médicaments (voir rubrique 4.5).
Toux
Une toux a été rapportée avec l'utilisation des IEC. Elle a comme caractéristiques d'être improductive, persistante et de disparaître à l'arrêt du traitement. Une toux induite par un IEC doit être envisagée au cours du diagnostic différentiel d'une toux.
Intervention chirurgicale / anesthésie
Chez les patients ayant une intervention chirurgicale majeure ou au cours d'une anesthésie pratiquée avec des agents hypotenseurs, l'énalapril bloque la formation d'angiotensine II secondaire à la sécrétion compensatrice de rénine. Si une hypotension survient et est considérée comme due à ce mécanisme, elle peut être corrigée par le remplissage vasculaire.
Hyperkaliémie
Des élévations de potassium sérique ont été observées chez quelques patients traités par IEC, y compris l'énalapril. Les facteurs augmentant le risque de présenter une hyperkaliémie comprennent une insuffisance rénale, une aggravation de la fonction rénale, pour les patients âgés de plus de 70 ans, un diabète, des évènements intercurrents, en particulier déshydratation, décompensation cardiaque aigüe, acidose métabolique et prise concomitante de diurétiques épargneurs de potassium (par exemple: spironolactone, éplérénone, triamtérène ou amiloride), de suppléments potassiques ou de sels de remplacement contenant du potassium ou de médicaments susceptibles d'augmenter la kaliémie (par exemple, héparine). L'utilisation de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium ou de sels de remplacement contenant du potassium en particulier chez les patients ayant une altération de la fonction rénale peut induire une augmentation importante du potassium sérique. L'hyperkaliémie peut entraîner des arythmies graves, parfois fatales. Si l'utilisation concomitante de l'énalapril et de l'un des médicaments mentionnés ci-dessus est jugée nécessaire, ils doivent être administrés avec précaution, et sous contrôle fréquent de la kaliémie (voir rubrique 4.5).
Lithium
L'association de lithium et d'énalapril n'est généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Traitement associé des IEC avec des antagonistes du récepteur à langiotensine :
Un traitement combiné par des IEC et des antagonistes du récepteur à langiotensine II devrait être limité à des cas défini individuellement avec une surveillance étroite de la fonction rénale, des taux plasmatique de potassium et de la pression sanguine (voir rubrique 4.5).
Lactose
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Utilisation en pédiatrie
L'expérience sur l'efficacité et la sécurité d'emploi est limitée chez les enfants hypertendus âgés > 6 ans, mais il n'y a aucune expérience dans les autres indications. Des données limitées de pharmacocinétique sont disponibles chez des enfants de plus 2 mois (voir également rubriques 4.2, 5.1 et 5.2). Lénalapril n'est pas recommandé chez les nouveau-nés et les enfants ayant un taux de filtration glomérulaire < 30 ml/min/1,73 m2, car il n'y a aucune donnée disponible (voir également rubrique 4.2).
Grossesse et allaitement
Les IEC ne doivent pas être pris au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Lutilisation dénalapril nest pas recommandée pendant lallaitement (voir rubrique 4.6 et 5.2).
Différences ethniques
Comme avec les autres IEC, lénalapril est apparemment moins efficace pour diminuer la pression artérielle chez les patients noirs que chez les autres, en raison dune prévalence plus élevée des concentrations en rénine basse dans la population noire hypertendue.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
+ Diurétiques épargneurs de potassium ou suppléments potassiques
Les IEC atténuent la perte en potassium induite par les diurétiques. Les diurétiques épargneurs de potassium (par exemple, spironolactone, triamtérène ou amiloride), les suppléments potassiques, ou les sels de remplacement contenant du potassium peuvent entraîner des augmentations significatives en potassium sérique. Si l'utilisation concomitante est indiquée en raison d'une hypokaliémie démontrée, ils seront utilisés avec prudence nécessitant un contrôle fréquent du potassium sérique (voir rubrique 4.4).
+ Diurétiques (thiazides ou diurétiques de l'anse)
Un traitement préalable avec des diurétiques à dose élevée peut provoquer une hypovolémie et un risque dhypotension lors de linstauration du traitement par lénalapril (voir rubrique 4.4). Les effets hypotenseurs peuvent être réduits par arrêt du diurétique, en augmentant la volémie ou lapport en sel ou en initiant le traitement avec une faible dose dénalapril.
+ Autres médicaments antihypertenseurs
Lutilisation concomitante de ces médicaments peut augmenter les effets hypotenseurs de lénalapril. Lutilisation concomitante de nitroglycérine et dautres nitrates, ou dautres vasodilatateurs peut réduire davantage la pression artérielle.
+ Lithium
Des augmentations des concentrations sériques de lithium et une toxicité réversibles ont été observées lors de la co-administration de lithium et dIEC. Ladministration concomitante de diurétiques thiazidiques peut augmenter davantage les taux de lithium et accroître le risque de toxicité avec les IEC. Lutilisation dénalapril et de lithium nest pas recommandée, mais si l'association est jugée nécessaire, un contrôle attentif des taux sériques de lithium sera effectué (voir rubrique 4.4).
+ Antidépresseurs tricycliques/Psychotiques/Anesthésiques/Narcotiques
Lutilisation concomitante de certains médicaments anesthésiques, antidépresseurs tricycliques et antipsychotiques et dIEC peut entraîner une réduction supplémentaire de la pression artérielle (voir rubrique 4.4).
+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris les inhibiteurs sélectifs de la Cyclooxygenase (COX-2)
Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase (COX- 2) peuvent réduire leffet des diurétiques et autres médicaments. Par conséquent, leffet antihypertenseur des antagonistes du récepteur à langiotensine II ou des IEC peut être atténué par les AINS y compris les inhibiteurs sélectifs de la COX-2.
Ladministration concomitante des AINS (dont les inhibiteurs de la COX-2) et les IEC exercent un effet additif sur l'augmentation du potassium sérique, et peuvent entraîner une détérioration de la fonction rénale. Ces effets sont habituellement réversibles. Rarement, une insuffisance rénale aiguë peut survenir, particulièrement chez des patients ayant une fonction rénale altérée tels que les sujets âgés ou présentant une déplétion volémique, y compris ceux suivant un traitement diurétique. Par conséquent, lassociation doit être administrée avec prudence chez les patients présentant une fonction rénale compromise.
Les patients doivent être correctement hydratés et la prise en compte devrait être effectuée par la surveillance de la fonction rénale après l'initiation du traitement concomitant, et périodiquement par la suite.
+ Sels dor
Chez des patients traités de façon concomitante par des sels d'or injectables (aurothiolate de sodium) et IEC dont l'énalapril, des réactions nitritoïdes (symptômes incluant rougeur de la face, nausées, vomissements et hypotension) ont été rarement rapportées.
+ Sympathomimétiques
Les sympathomimétiques peuvent réduire les effets antihypertenseurs des IEC.
+ Antidiabétiques
Des études épidémiologiques ont suggéré que ladministration concomitante dIEC et dantidiabétiques (insuline, hypoglycémiants oraux) peuvent provoquer une majoration de leffet hypoglycémiant avec risque dhypoglycémie. Ce phénomène est survenu plus souvent dans les premières semaines de la co-administration et chez des patients ayant une insuffisance rénale.
+ Alcool
Lalcool renforce leffet hypotenseur des IEC.
+ Acide acétylsalicylique, thrombolytiques et β-bloquants
Lénalapril peut être administré sans risque avec de lacide acétylsalicylique (à doses cardiologiques), des thrombolytiques, et des β-bloquants.
+ Traitement concomitant avec un IEC et un bloqueur des récepteurs d'angiotensine
Il a été rapporté dans la littérature que chez les patients atteints de maladies athérosclérotiques établies, insuffisance cardiaque, ou de diabète avec atteinte sévère des organes, un traitement concomitant par IEC et des bloqueurs des récepteurs de l'angiotensine est associée à une fréquence plus élevée d'hypotension, syncope, hyperkaliémie, et aggravation de la fonction rénale (y compris une insuffisance rénale aiguë) par rapport à l'utilisation d'un agent du système rénine-angiotensine-aldostérone unique. Le double blocage (par exemple, en combinant un IEC avec un antagoniste récepteur de l'angiotensine II) devrait être limité aux cas définis individuellement avec une surveillance étroite de la fonction rénale, du taux de potassium, et de la pression artérielle.
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.
L'exposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une foetotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3).
En cas d'exposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé d'effectuer une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne.
Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Allaitement
Des données pharmacocinétiques limitées montrent de très faibles concentrations dans le lait (voir rubrique 5.2). Bien que ces concentrations semblent ne pas avoir de réelles conséquences cliniques, l'administration dénalapril est déconseillée chez les femmes qui allaitent des enfants prématurés ainsi qu'au cours des premières semaines qui suivent l'accouchement, en raison du risque hypothétique d'effets secondaires au niveau cardiovasculaire et rénal chez l'enfant et de l'expérience clinique insuffisante.
Dans le cas de l'allaitement d'un enfant plus âgé, l'administration dénalapril peut être envisagée chez une femme qui allaite, si ce traitement est nécessaire pour la mère et que l'enfant est surveillé dans le but de détecter d'éventuels effets secondaires.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables rapportés avec lénalapril sont :
Très fréquent (≥ 1/10); fréquent (≥ 1/100, < 1/10); peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100); rare (≥ 1/10 000, < 1/1000); très rare < 1/10 000; inconnu (ne peut pas être calculé à partir des données disponibles).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Peu fréquent : anémie (y compris réfractaire et hémolytique).
Rare : neutropénie, diminution de lhémoglobine, diminution de lhématocrite, thrombocytopénie, agranulocytose, aplasie médullaire, pancytopénie, lymphadénopathie, maladie auto-immune.
Affections endocriniennes
Inconnu : syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Peu fréquent : hypoglycémie (voir rubrique 4.4).
Affections du système nerveux et troubles psychiatriques
Fréquent : céphalées, dépression.
Peu fréquent : confusion, somnolence, insomnie, nervosité, paresthésies, vertiges.
Rare : anomalies du rêve, troubles du sommeil.
Affections oculaires
Très fréquent : vision trouble.
Affections cardiaques et vasculaires
Très fréquent : étourdissements.
Fréquent : hypotension (y compris hypotension orthostatique), syncope, douleurs thoraciques, troubles du rythme, angine de poitrine, tachycardie.
Peu fréquent : hypotension orthostatique, palpitations, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral*, pouvant être secondaire à une hypotension excessive chez les patients à risque élevé (voir rubrique 4.4).
Rare : syndrome de Raynaud.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Très fréquent : toux.
Fréquent : dyspnée.
Peu fréquent : rhinorrhée, mal de gorge et enrouement, bronchospasme/asthme.
Rare : infiltrat pulmonaire, rhinite, alvéolite allergique/pneumonie éosinophile.
Affections gastro-intestinales
Très fréquent : nausées.
Fréquent : diarrhée, douleurs abdominales, dysgueusie.
Peu fréquent : iléus, pancréatite, vomissements, dyspepsie, constipation, anorexie, irritations gastriques, sécheresse de la bouche, ulcère gastro-duodénal.
Rare : stomatite/ulcérations aphteuses, glossite.
Très rare : angio-dème intestinal.
Affections hépato-biliaires
Rare : insuffisance hépatique, hépatite - soit hépatocellulaire soit cholestatique, hépatite y compris nécrose, cholestase (y compris ictère).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent : rash, hypersensibilité/dème angio-neurotique: dème angio-neurotique du visage, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rapporté (voir rubrique 4.4).
Peu fréquent : diaphorèse, prurit, urticaire, alopécie.
Rare : érythème polymorphe, syndrome de Stevens Johnson, dermatite exfoliatrice, nécrolyse épidermique toxique, pemphigus, érythrodermie.
Une association de symptômes a été rapportée qui peut associer certains ou lensemble des signes suivants: fièvre, inflammation des séreuses, vascularite, myalgie/myosite, arthralgie/arthrite, anticorps antinucléaires positifs, élévation de la vitesse de sédimentation, éosinophilie et leucocytose.
Un rash, une photosensibilité et dautres manifestations dermatologiques peuvent survenir.
Affections du rein et des voies urinaires
Peu fréquent : dysfonctionnement rénal, insuffisance rénale, protéinurie.
Rare : oligurie.
Affections des organes de reproduction et des seins
Peu fréquent : impuissance.
Rare : gynécomastie.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Très fréquent : asthénie.
Fréquent : fatigue.
Peu fréquent : crampes musculaires, bouffées vasomotrices, bourdonnements doreille, malaise, fièvre.
Investigations
Fréquent : hyperkaliémie, augmentation de la créatinine sérique.
Peu fréquent : augmentation de lurée sanguine, hyponatrémie.
Rare : élévation des enzymes hépatiques, élévation de la bilirubine sérique.
* les taux dincidence étaient comparables à ceux dans le groupe placebo et les groupes de contrôle actif dans les essais cliniques.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament.
Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr.
Le traitement recommandé du surdosage est une perfusion intraveineuse de solution salée isotonique. Si une hypotension se produit, le patient doit être placé en décubitus. Si possible, un traitement par perfusion d'angiotensine II et/ou des catécholamines intraveineuses peut également être envisagé.
Si l'ingestion est récente, prendre des mesures visant à éliminer le maléate d'énalapril (par exemple, vomissements, lavage gastrique, administration d'absorbants, et sulfate de sodium). L'énalaprilate peut être éliminé de la circulation sanguine par hémodialyse (voir rubrique 4.4). Un stimulateur cardiaque est indiqué en cas de bradycardie résistante au traitement. Les signes vitaux, les électrolytes sériques et les taux de créatinine doivent être continuellement contrôlés.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Le maléate d'énalapril est le sel de maléate de l'énalapril, un dérivé de deux aminoacides, la L-alanine et la L-proline. L'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) est une dipeptidase peptidique qui catalyse la conversion de l'angiotensine I en angiotensine II, substance vasopressive. Après absorption, l'énalapril est hydrolysé en énalaprilate qui inhibe l'ECA. L'inhibition de l'ECA entraîne une diminution de l'angiotensine II plasmatique, ce qui entraîne une augmentation de l'activité rénine plasmatique (par suppression du rétrocontrôle négatif de la sécrétion de rénine) et une diminution de la sécrétion d'aldostérone.
L'ECA est identique à la kininase II. Ainsi, lénalapril peut aussi bloquer la dégradation de la bradykinine, un puissant peptide vasodépresseur. Cependant, le rôle de cette action dans les effets thérapeutiques de lénalapril reste à élucider.
Bien que le mécanisme par lequel lénalapril baisse la pression artérielle soit considéré comme étant principalement l'inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone, lénalapril a une action antihypertensive même chez les patients ayant une hypertension à rénine basse.
L'administration dénalapril à des patients hypertendus entraîne une réduction de la pression artérielle à la fois en décubitus et en position debout sans augmentation significative de la fréquence cardiaque.
Une hypotension orthostatique symptomatique est rare. Chez certains patients, l'obtention de la diminution maximale de la pression artérielle peut demander plusieurs semaines de traitement.
L'arrêt brutal dénalapril n'a pas été associé à une augmentation rapide de la pression artérielle.
Une inhibition efficace de l'ECA apparaît habituellement 2 à 4 heures après la prise orale d'une dose unique d'énalapril. Le début de l'activité antihypertensive est survenu habituellement en une heure, et le pic de réduction de la pression artérielle a été atteint 4 à 6heures après la prise. La durée de l'effet est dose-dépendante. Cependant, aux doses recommandées, il a été montré que les effets antihypertenseurs et hémodynamiques étaient maintenus au moins 24 heures.
Dans les études hémodynamiques menées chez des patients ayant une hypertension essentielle, la baisse de pression artérielle a été associée à une réduction des résistances artérielles périphériques avec augmentation du débit cardiaque et peu ou pas de modification de la fréquence cardiaque. Une augmentation du débit sanguin rénal est survenue après la prise dénalapril ; le taux de filtration glomérulaire est resté inchangé. Il n'y a pas eu de signes de rétention sodée ou hydrique. Cependant, chez les patients ayant des taux bas de filtration glomérulaire avant traitement, ces taux ont habituellement augmenté.
Dans des études cliniques de courte durée menées chez des patients diabétiques ou non diabétiques, ayant une maladie rénale, des diminutions de l'albuminurie, de l'excrétion urinaire des IgG et de la protéinurie totale ont été observées après l'administration d'énalapril.
Lorsque lénalapril est co-administré avec des diurétiques thiazidiques, les effets sur la baisse tensionnelle sont au moins additifs. Lénalapril peut réduire ou prévenir la survenue d'une hypokaliémie induite par les thiazidiques.
Chez les patients ayant une insuffisance cardiaque traitée par digitaliques et diurétiques, le traitement par énalapril, par voie orale ou en injection, a été associé à une diminution des résistances périphériques et de la pression artérielle. Le débit cardiaque a augmenté tandis que la fréquence cardiaque (habituellement élevée chez les patients ayant une insuffisance cardiaque) a diminué. La pression capillaire pulmonaire bloquée a également été réduite. La tolérance à l'effort et la sévérité de l'insuffisance cardiaque, mesurées selon les critères de la New York Heart Association, se sont améliorées. Ces effets se sont maintenus lors du traitement d'entretien.
Chez des patients ayant une insuffisance cardiaque légère à modérée, l'énalapril a retardé la progression de la dilatation/élargissement du cur et de l'insuffisance cardiaque, ce dont témoignent la réduction des volumes ventriculaires gauches télédiastoliques et télésystoliques et l'amélioration de la fraction d'éjection.
Une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, versus placebo (Etude SOLVD prévention) a étudié une population ayant une dysfonction ventriculaire gauche asymptomatique (FEVG < 35%). 4228 patients ont été randomisés pour recevoir soit le placebo (n = 2117) soit l'énalapril (n = 2111). Dans le groupe placebo, 818 patients ont eu une insuffisance cardiaque ou sont décédés (38,6 %) comparé à 630 dans le groupe énalapril (29,8 %) (réduction du risque: 29 %; IC 95 %; 21 - 36 %; p < 0,001). 518 patients dans le groupe placebo (24,5 %) et 434 patients dans le groupe énalapril (20,6 %) sont décédés ou ont été hospitalisés pour insuffisance cardiaque récente ou aggravée (réduction du risque: 20 %; CI 95 %; 9 - 30 %; p < 0,001).
Une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, versus placebo (Etude SOLVD traitement) a étudié une population ayant une insuffisance cardiaque congestive symptomatique due à une dysfonction systolique (fraction d'éjection < 35 %). 2 569 patients recevant le traitement classique pour insuffisance cardiaque ont été répartis au hasard pour recevoir soit le placebo (n = 1 284) soit l'énalapril (n = 1 285). Il y a eu 510 décès dans le groupe placebo (39,7 %) comparé à 452 dans le groupe énalapril (35,2 %) (réduction du risque, 16 %; IC 95 %, 5 - 26 %; p = 0,0036). Il y a eu 461 décès cardiovasculaires dans le groupe placebo comparé à 399 dans le groupe énalapril (réduction du risque 18 %, IC 95 %, 6 - 28 %, p < 0,002), en raison principalement d'une diminution des décès pour insuffisance cardiaque évolutive (251 dans le groupe placebo vs 209 dans le groupe énalapril, réduction du risque 22 %, IC 95 %, 6 - 35 %).
Moins de patients sont décédés ou ont été hospitalisés pour aggravation de l'insuffisance cardiaque (736 dans le groupe placebo et 613 dans le groupe énalapril: réduction du risque, 26 %; IC 95 %, 18 - 34 %; p < 0,0001). Sur l'ensemble de l'étude SOLVD, chez les patients ayant une dysfonction ventriculaire gauche, lénalapril a réduit le risque d'infarctus du myocarde de 23 % (IC 95 %, 11 - 34 %; p < 0,001) et a réduit le risque d'hospitalisation pour angor instable de 20 % (IC 95 %, 9 - 29 %; p < 0,001).
L'expérience est limitée concernant l'utilisation chez les enfants hypertendus > 6 ans. Dans une étude clinique incluant 110 enfants hypertendus âgés de 6 à 16 ans, les patients avec un poids ≥ 20 kg et un taux de filtration glomérulaire > 30 ml/min/1,73m2 jusqu'aux patients pesant moins de 50 kg ont reçu soit 0,625, 2,5 ou 20 mg d'énalapril. Les patients pesant plus de 50 kg (≥ 50 kg) ont reçu soit 1,25, 5 ou 40 mg d'énalapril par jour. L'administration d'énalapril une fois par jour a diminué la valeur de la pression artérielle à la vallée de manière dose-dépendante. L'efficacité antihypertensive dose-dépendante de l'énalapril a été cohérente parmi tous les sous-groupes (âge, stade de Tanner, sexe, particularité ethnique). Cependant, les doses étudiées les plus faibles, 0,625 mg et 1,25 mg, correspondant à une moyenne de 0,02 mg/kg une fois par jour, n'ont pas paru apporter une efficacité antihypertensive adéquate.
La dose étudiée maximum a été de 0,58 mg/kg (jusqu'à 40 mg) une fois par jour. Le profil des effets indésirables chez l'enfant n'est pas différent de celui observé chez l'adulte.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Par voie orale, l'énalapril est rapidement absorbé, avec des pics de concentrations sériques d'énalapril survenant au cours de la première heure. En se basant sur l'élimination urinaire, la quantité absorbée d'énalapril après la prise orale d'un comprimé est d'environ 60%. Labsorption de lénalapril par voie orale nest pas influencée par la présence daliments dans le tractus gastro-intestinal.
Après absorption, l'énalapril par voie orale est rapidement et largement hydrolysé en énalaprilate, un puissant inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine. Des pics de concentrations sériques similaires d'énalaprilate sont atteints environ 4 heures après une prise orale d'un comprimé d'énalapril. La demi-vie efficace d'accumulation de l'énalaprilate après des doses multiples d'énalapril par voie orale est de 11heures. Chez des sujets ayant une fonction rénale normale, les concentrations sériques dénalaprilate à létat déquilibre ont été atteintes après 4 jours de traitement.
Distribution
Dans la fourchette de concentrations en rapport avec les doses thérapeutiques, la liaison aux protéines plasmatiques de lénalaprilate ne dépasse pas 60%.
Biotransformation
A l'exception de la transformation en énalaprilate, il n'a pas été mis en évidence de métabolisme significatif de l'énalapril.
Elimination
L'excrétion de l'énalaprilate est essentiellement rénale. Les principaux composés retrouvés dans les urines sont l'énalaprilate, représentant environ 40% de la dose, et l'énalapril sous forme intacte (environ 20%).
Insuffisance rénale
Lexposition à lénalapril et lénalaprilate est augmentée chez les patients ayant une insuffisance rénale. Chez les patients ayant une insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine 40-60ml/min) lASC de lénalaprilate à létat déquilibre a été environ deux fois plus élevée que chez les patients ayant une fonction rénale normale après administration de 5mg une fois par jour. Dans linsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine ≤ 30ml/min), lASC a été augmentée denviron 8 fois. La demi-vie effective de lénalaprilate à la suite de doses multiples de maléate dénalapril est prolongée à ce degré dinsuffisance rénale et le temps à létat déquilibre est retardé (cf. 4.2 Posologie et mode dadministration). L'énalaprilate peut être éliminé de la circulation générale par hémodialyse. La clairance de la dialyse est de 62ml/min.
Enfants et adolescents
Une étude de pharmacocinétique à doses multiples a été réalisée chez 40 enfants de sexe masculin et féminin âgés de 2 mois à ≤16 ans à la suite de ladministration orale quotidienne de 0,07 à 0,14mg/kg de maléate dénalapril. Il ny a pas eu de différence majeure dans la pharmacocinétique de lénalaprilate chez lenfant comparé aux valeurs «historiques» chez ladulte. Les données indiquent une augmentation de lASC (normalisée avec la dose/poids) avec laugmentation de lâge; cependant, une augmentation de lASC na pas été observée lorsque les données sont normalisées par rapport à la surface corporelle. A létat déquilibre, la demi-vie effective moyenne daccumulation de lénalaprilate a été de 14 heures.
Allaitement
Après administration d'une dose unique de 20 mg d'énalapril administré par voie orale chez 5 femmes allaitant, les concentrations maximales moyennes d'énalapril dans le lait étaient de 1,7 µg/L (0,54 µg/L à 5,9 µg/L), 4 à 6 heures après la prise. Les concentrations maximales moyennes d'énalaprilate dans le lait étaient de 1,7 µg/L (1,2 µg/L à 2,3 µg/L); ces concentrations maximales étaient obtenues à des moments divers au cours de la période de 24 h.
A partir de ces données observées dans le lait maternel, on estime qu'un enfant allaité exclusivement à partir du lait maternel serait exposé à une dose maximale correspondant à 0,16 % de la dose quotidienne de la mère après ajustement au poids. Une femme qui avait reçu par voie orale 10 mg par jour d'énalapril pendant 11 mois présentait des concentrations maximales d'énalapril dans le lait de 2 µg/L, 4 heures après la prise et des concentrations maximales d'énalaprilate dans le lait de 0,75 µg/L, 9 heures environ après la prise. Les concentrations totales d'énalapril et d'énalaprilate mesurées dans le lait au cours de la période de 24 heures étaient de respectivement 1,44 µg/L et 0,63 µg/L. La concentration d'énalaprilate n'était plus détectable dans le lait (<0,2 µg/L) 4 heures après l'administration d'une dose unique de 5 mg d'enalapril chez une mère et de 10 mg d'énalapril chez 2 mères. Les concentrations d'énalapril n'ont pas été dosées.
5.3. Données de sécurité préclinique
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de l'humidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
11-15 QUAI DE DION BOUTON
92800 PUTEAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 267 457 6 9 : 20 comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PE).
· 34009 267 458 2 0 : 28 comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PE).
· 34009 267 459 9 8 : 30 comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PE).
· 34009 267 460 7 0 : 50 comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PE).
· 34009 267 461 3 1 : 100 comprimés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PE).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.