RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
ANSM - Mis à jour le : 20/12/2013
VELETRI 0,5 mg, poudre et solvant pour solution pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque flacon contient 0,5mg d'époprosténol sous forme dépoprosénol sodique (0,531 mg)
1 ml de solution reconstituée contient 0,1 mg d'époprosténol (sous forme d'époprosténol sodique)
Excipient (s) avec effet notoire : sodium, (0,03 mg par flacon)
Chaque flacon de solvant contient 100 ml deau pour préparations injectables
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution pour perfusion : Poudre de couleur blanc à blanc-cassé
Solvant pour usage parentéral : Solution limpide et incolore
Pour le pH de la solution diluée voir rubrique 4.4.
4.1. Indications thérapeutiques
· Lhypertension artérielle pulmonaire
VELETRI est indiqué dans le traitement de lhypertension artérielle pulmonaire (HTAP) (HTAP idiopathique ou héritable et HTAP associée à une connectivite) chez les patients en classe fonctionnelle III-IV (OMS) pour améliorer la capacité à leffort (voir rubrique 5.1).
· La dialyse rénale
VELETRI est indiqué pour une utilisation au cours de lhémodialyse, en situation durgence, lorsque lutilisation de lhéparine comporte un risque élevé de provoquer ou dexacerber des saignements, ou lorsque lhéparine est contre-indiquée (voir rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
VELETRI doit être administré uniquement en perfusion continue par voie intraveineuse.
Hypertension artérielle pulmonaire
Le traitement doit être uniquement initié et suivi par un médecin expérimenté dans le traitement de lhypertension pulmonaire.
Recherche de dose à linitiation du traitement :
Le traitement doit être initié dans une structure hospitalière disposant dun équipement de réanimation adapté.
Linitiation du traitement nécessite une étape daugmentation progressive de la dose, pouvant être réalisée par voie intraveineuse périphérique ou centrale, afin de déterminer le débit de perfusion au long cours. La perfusion est débutée avec un débit de 2 nanogrammes/kg/min et augmentée par paliers de 2 nanogrammes/kg/min séparés par un intervalle minimum de 15 minutes, jusquà lobservation dune réponse hémodynamique optimale et/ou lapparition deffets pharmacologiques limitant laugmentation de la dose.
Dans le cas où le débit initial de perfusion de 2 nanogrammes/kg/min nest pas toléré, une dose plus faible tolérée par le patient doit être identifiée pour débuter le traitement.
Perfusion continue au long cours :
La perfusion continue au long cours de VELETRI doit être réalisée au moyen dun cathéter veineux central. Des perfusions par voie intraveineuse périphérique peuvent être temporairement utilisées jusquà la mise en place dune voie dabord centrale. Les perfusions au long cours seront débutées avec un débit inférieur de 4 nanogrammes/kg/min au débit de perfusion maximal toléré déterminé lors de la phase de recherche de dose à linitiation du traitement. Dans le cas où le débit de perfusion maximal toléré est inférieur à 5 nanogrammes/kg/min, la perfusion au long cours doit être débutée à un débit correspondant à la moitié du débit maximal toléré.
Ajustements posologiques :
Les débits de perfusion au long cours seront modifiés en fonction de la persistance, la récidive ou laggravation des symptômes dhypertension artérielle pulmonaire ou de la survenue deffets indésirables liés à des doses trop élevées de VELETRI.
En général, des augmentations de la dose utilisée à linitiation du traitement savèrent nécessaires au cours du temps. Les augmentations de dose doivent être envisagées si les symptômes dhypertension artérielle pulmonaire persistent, ou réapparaissent après une amélioration. Le débit de perfusion doit alors être augmenté par paliers de 1 à 2 nanogrammes/kg/min, en respectant un intervalle de temps suffisant d'au moins 15 minutes pour permettre l'évaluation de la réponse clinique. Une fois le nouveau débit de perfusion ajusté, le patient devra être gardé en observation, sous surveillance pendant plusieurs heures de la pression artérielle en position debout et couchée et du rythme cardiaque afin de sassurer de la bonne tolérance de la nouvelle dose.
Lors de la perfusion au long cours, la survenue dévénements pharmacologiques dose-dépendants similaires à ceux observés lors de la phase de recherche de dose peut nécessiter une diminution du débit de perfusion, mais les effets indésirables peuvent parfois aussi disparaitre sans ajustement posologique. La diminution de doses doit se faire de façon progressive par paliers de 2 nanogrammes/kg/min en respectant un intervalle minimum de 15 minutes. Elle sera poursuivie jusquà disparition des effets indésirables qui limitent la dose. Linterruption brutale de la perfusion de VELETRI ou des diminutions brusques et importantes du débit de perfusion doivent absolument être évitées car elles entraînent un risque deffet rebond dont lévolution peut être fatale (voir rubrique 4.4). Sauf dans les situations menaçant le pronostic vital à court terme (ex : perte de connaissance, collapsus, etc..), le débit de perfusion de VELETRI doit être ajusté uniquement sous le contrôle dun médecin.
Dialyse rénale
VELETRI est destiné à la perfusion continue uniquement, soit par voie intravasculaire soit dans le circuit dalimentation en sang de lappareil de dialyse.
Le schéma posologique de perfusion suivant sest avéré efficace chez ladulte :
Avant la dialyse : 4 nanogrammes/kg/min par voie intraveineuse pendant 15 minutes
Pendant la dialyse : 4 nanogrammes/kg/min dans la ligne artérielle du dialyseur
La perfusion doit être arrêtée à la fin de la dialyse.
La dose recommandée pour la dialyse rénale ne pourra être dépassée que si la pression artérielle du patient est attentivement surveillée.
Sujets âgés
Aucune information spécifique concernant lutilisation de VELETRI chez les patients de plus de 65 ans dans le cadre dune dialyse rénale ou dune hypertension artérielle pulmonaire nest disponible. Une prudence particulière est recommandée chez les patients âgés, en raison de la fréquence plus élevée de dysfonctionnement hépatique, rénal (dans le cas de lhypertension artérielle pulmonaire) ou cardiaque et de pathologies ou traitements médicamenteux associés.
Population pédiatrique
La sécurité demploi et lefficacité de lépoprosténol chez les enfants de moins de 18 ans nont pas encore été établies.
Mode dadministration
Ladministration à long terme dépoprosténol doit être effectuée par l'intermédiaire d'un cathéter veineux central relié à une pompe à perfusion ambulatoire. Le patient doit être parfaitement formé sur tous les points relatifs à l'entretien du cathéter veineux central, à la préparation aseptique de la solution de VELETRI destinée à être injectée, à la préparation et au remplacement de la cassette de la pompe à perfusion et de l'ensemble de la tubulure de perfusion.
Réduction du risque dinfections liées au cathéter
La plus grande attention doit être portée aux recommandations figurant à la rubrique 4.4. ci-après visant à diminuer le risque d'infections sur cathéter.
Il convient de se conformer aux recommandations destinées aux professionnels de santé établies pour la réalisation des soins chez les sujets porteurs d'un cathéter central.
Seules des tubulures de perfusion munies d'un filtre de 0,22 micron placées entre la pompe à perfusion et le cathéter central doivent être utilisées. Il est recommandé dutiliser des filtres avec une membrane hydrophile en polyéther sulfone. La tubulure de perfusion et le filtre doivent être changés au moins toutes les 48 heures (voir rubrique 6.6.).
Préparation de la solution de VELETRI pour injection intraveineuse :
La solution reconstituée, doit être immédiatement diluée jusquà obtention de la concentration finale.
La solution reconstituée doit être visualisée avant d'être diluée. Elle ne doit pas être administrée en cas de décoloration ou de présence de particules.
Pour des informations supplémentaires sur la reconstitution et la dilution du médicament avant son administration, voir la rubrique 6.6.
Lépoprosténol ne doit pas être administré par injection en bolus.
VELETRI est contre-indiqué chez les patients :
· ayant une hypersensibilité connue à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· ayant une insuffisance cardiaque congestive due à un dysfonction sévère du ventricule gauche.
VELETRI ne doit pas être utilisé en traitement au long cours chez les patients ayant présenté un dème pulmonaire pendant la phase de recherche de dose à linitiation du traitement.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Le pH de la solution diluée prête-à-lemploi diminue lorsque la dilution augmente; ainsi il varie d'une valeur de 12,0 pour une concentration de 90 000ng/mL à 11,7 pour une concentration de 45 000 ng/mL et à 11,0 pour une concentration de 3 000ng/mL. Par conséquent, ladministration intraveineuse périphérique doit être limitée aux durées les plus courtes et en utilisant seulement des solutions de faibles concentrations.
En raison du pH élevé (basique) des solutions destinées à être injectées, la prudence est de rigueur afin d'éviter lextravasation au cours de ladministration et le risque consécutif de lésions tissulaires.
La quantité de sodium présente dans le médicament est très faible : moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon de poudre (voir composition rubrique 2 ci-dessus).
VELETRI exerce un effet vasodilatateur pulmonaire et systémique puissant. Les effets cardiovasculaires survenant pendant la perfusion disparaissent dans les 30 minutes suivant larrêt de ladministration.
VELETRI est un puissant inhibiteur de lagrégation plaquettaire; par conséquent, un risque accru de complications hémorragiques doit être pris en compte, en particulier chez les patients ayant des facteurs de risque de saignements (voir rubrique 4.5).
La survenue dune hypotension excessive pendant ladministration de VELETRI nécessite une réduction de la dose ou larrêt de la perfusion. Lhypotension en cas de surdosage peut être importante et entraîner une perte de connaissance (voir rubrique 4.9).
La pression artérielle et le rythme cardiaque doivent être surveillés pendant ladministration de VELETRI.
En fonction du rythme cardiaque initial du patient et de la concentration de la solution d'époprosténol, l'administration de VELETRI peut entraîner soit une augmentation soit une diminution de la fréquence cardiaque.
Les effets de VELETRI sur le rythme cardiaque peuvent être masqués par lutilisation concomitante de médicaments ayant une activité cardiovasculaire.
La plus grande prudence est recommandée chez les patients ayant une coronaropathie.
Des augmentations de la glycémie ont été rapportées (voir rubrique 4.8).
Hypertension artérielle pulmonaire
L'apparition d'un oedème pulmonaire pendant la phase d'augmentation de dose à l'initiation du traitement chez un patient présentant une hypertension pulmonaire, doit faire évoquer l'existence d'une maladie veino-occlusive pulmonaire sous-jacente. VELETRI ne doit pas être utilisé en traitement au long cours chez les patients ayant présenté un dème pulmonaire pendant la phase dinitiation du traitement (voir rubrique 4.3).
Sauf dans les situations menaçant le pronostic vital à court terme, larrêt ou linterruption brutale de la perfusion dépoprosténol doivent être évités. Linterruption brutale de la perfusion dépoprosténol peut entraîner un effet rebond de lhypertension artérielle pulmonaire se traduisant par des sensations vertigineuses, une asthénie, une aggravation de la dyspnée, et dont lissue peut être fatale (voir rubrique 4.2).
La préparation de la solution pour perfusion et lentretien du cathéter doivent être effectués dans le respect des règles strictes dasepsie. Toute interruption, aussi brève soit-elle, de ladministration de VELETRI peut entraîner une détérioration symptomatique rapide. La décision dentreprendre un traitement de lhypertension artérielle pulmonaire par VELETRI doit prendre en compte la bonne compréhension du patient quant à la probabilité élevée de devoir maintenir le traitement par VELETRI pendant une longue période, voire plusieurs années ; laptitude du patient à accepter et prendre soin dun cathéter intraveineux à demeure et dune pompe pour perfusion doit donc être soigneusement évaluée
Dialyse rénale
Leffet hypotenseur de VELETRI peut être exacerbé pendant la dialyse rénale par lutilisation dun tampon à base dacétate dans le bain de dialyse.
Au cours de la dialyse rénale avec VELETRI, il convient de sassurer, que le débit cardiaque augmente plus que le minimum nécessaire de sorte que lapport en oxygène des tissus périphériques ne soit pas diminué.
VELETRI nest pas un anticoagulant usuel. Lépoprosténol a été utilisé avec succès à la place de lhéparine dans la dialyse rénale. Cependant, pour une faible proportion de dialyses, une coagulation sest produite dans le circuit de dialyse, nécessitant larrêt de celle-ci. Lorsque VELETRI est utilisé seul, des mesures telles que le temps de coagulation activé sur sang total peuvent ne pas être fiables.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les effets vasodilatateurs de VELETRI peuvent être augmentés par lutilisation concomitante dautres vasodilatateurs et réciproquement.
Comme cela a été rapporté avec dautres analogues des prostaglandines, lépoprosténol peut réduire lefficacité thrombolytique de lactivateur tissulaire du plasminogène (t-PA) en augmentant la clairance hépatique du t-PA.
Lorsque les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou dautres médicaments ayant un effet sur lagrégation plaquettaire sont utilisés de façon concomitante, VELETRI peut augmenter le risque potentiel de saignement.
Une élévation des concentrations de digoxine peut apparaître après linitiation dun traitement par VELETRI chez des patients traités par digoxine. Bien que pouvant nêtre que transitoires, ces augmentations peuvent avoir un retentissement cliniquement significatif chez des patients prédisposés à la toxicité de la digoxine
Les données sur lutilisation de lépoprosténol chez la femme enceinte sont limitées.
Les études effectuées chez lanimal nont pas mis en évidence deffets délétères directs ou indirects sur les fonctions de reproduction (voir rubrique 5.3).
Compte tenu de labsence dalternative médicamenteuse, lépoprosténol peut être utilisé chez les femmes choisissant de poursuivre leur grossesse en dépit du risque connu daggravation possible de lhypertension artérielle pulmonaire pendant la grossesse.
Allaitement
Lexcrétion de lépoprosténol ou de ses métabolites dans le lait maternel nest pas connue. Un risque pour lenfant allaité ne peut être exclu. Lallaitement doit être interrompu pendant le traitement par VELETRI
Fertilité
Il na pas été conduit détude de leffet de lépoprosténol sur la fertilité humaine. Les études de reproduction chez lanimal nont pas montré deffet sur la fertilité chez les animaux traités (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Il ny a pas de données sur leffet de VELETRI utilisé dans le cadre dune dialyse rénale sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
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Infections et infestations |
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Fréquent |
Sepsis, septicémie (le plus souvent liée au système dadministration de VELETRI)1 |
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Troubles hématologiques et du système lymphatique |
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Fréquent |
Diminution du taux de plaquettes, saignements divers (ex : pulmonaire, gastro-intestinal, épistaxis, intracrânien, post-opératoire, rétropéritonéal) |
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Troubles endocriniens |
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Très rare |
Hyperthyroïdie |
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Troubles psychiatriques |
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Fréquent |
Anxiété, nervosité |
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Très rare |
Agitation |
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Troubles du système nerveux |
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Très fréquent |
Céphalées |
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Troubles cardiaques |
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Fréquent |
Tachycardie2, bradycardie3 |
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Troubles vasculaires |
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Très fréquent |
Bouffées vasomotrices au niveau du visage (observées même chez des patients anesthésiés) |
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Fréquent |
Hypotension |
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Très rare |
Pâleur |
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Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux |
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Fréquence indéterminée |
dème pulmonaire |
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Troubles gastro-intestinaux |
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Très fréquent |
Nausées, vomissements, diarrhée |
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Fréquent |
Colique abdominale, parfois rapportée en tant que gêne abdominale |
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Peu fréquent |
Sécheresse buccale |
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Troubles cutanés et sous-cutanés |
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Fréquent |
Eruption cutanée |
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Peu fréquent |
Sudation |
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Troubles musculo-squelettiques et systémiques |
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Très fréquent |
Douleur de la mâchoire |
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Fréquent |
Arthralgie |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Très fréquent |
Douleur (non spécifiée) |
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Fréquent |
Douleur au site dinjection*, douleur thoracique |
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Rare |
Infection locale* |
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Très rare |
Erythème au niveau du site de perfusion*, occlusion du cathéter intraveineux*, sensation de fatigue générale, oppression thoracique |
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Examens |
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Fréquence indéterminée |
Augmentation de la glycémie |
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* Associé au système dadministration de Veletri |
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1 Des infections sur cathéter dues à des micro-organismes qui ne sont pas toujours considérés comme pathogènes (incluant les microcoques) ont été rapportées. |
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2 Des cas de tachycardie ont été rapportés en réponse à ladministration dépoprosténol à des doses inférieures ou égales à 5 nanogrammes/ kg/min. |
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3 Des cas de bradycardie parfois accompagnée dhypotension orthostatique, sont survenus chez des volontaires sains à des doses de VELETRI supérieures à 5 nanogrammes/kg/min. Une bradycardie associée à une chute importante de la pression artérielle systolique et diastolique a été observée suite à ladministration intraveineuse dune dose de VELETRI équivalente à 30 nanogrammes/kg/min chez des volontaires sains conscients. |
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Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr
La principale manifestation dun surdosage en époprosténol est une hypotension.
En général, les événements observés après un surdosage de VELETRI consistent en une amplification des effets pharmacologiques du médicament (ex : hypotension et complications de lhypotension).
En cas de surdosage, réduire la dose ou arrêter la perfusion et instaurer des mesures appropriées si nécessaire ; par exemple, remplissage vasculaire et/ou ajustement du débit de la pompe.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Le pH de VELETRI est plus élevé que celui des autres spécialités contenant de lépoprosténol.
Comparée à dautres solutions pour injection dépoprosténol contenant de la glycine comme agent tampon, la solution de VELETRI contient de la L-arginine dont le pouvoir tampon est beaucoup plus faible. Ainsi, les variations de pH sont plus larges lors des dilutions de VELETRI qu'avec les autres spécialités à base d'époprosténol. Le pH de VELETRI diminue avec la dilution de la solution avec des pH de 12 à la concentration de 90 000 ng/mL, de 11,7 à la concentration de 45 000ng/mL et de 11,0 à la concentration de 3 000 ng/mL.
Les études décrites ci-après à la rubrique «effets pharmacodynamiques» ont été réalisées avec une solution dépoprosténol contenant de la glycine comme agent tampon et avec un pH compris entre 10,3 et 10,8 (spécialité Flolan).
Mécanisme daction
Lépoprosténol sodique, le sel monosodique de lépoprosténol, est une prostaglandine naturellement présente dans lorganisme et produite au niveau de la paroi interne des vaisseaux sanguins (intima). Lépoprosténol est linhibiteur le plus puissant de lagrégation plaquettaire connu à ce jour. Il est également un vasodilatateur puissant.
Lactivité de lépoprosténol sexerce principalement par la stimulation de ladénylate cyclase, qui conduit à des augmentations de ladénosine 3-5 monophosphate cyclique (AMPc) intracellulaire. Une stimulation séquentielle de ladénylate cyclase, suivie de lactivation de la phosphodiestérase, a été observée au niveau des plaquettes, chez lhomme. Des niveaux élevés dAMPc régulent les concentrations intracellulaires de calcium en stimulant lélimination du calcium ; lagrégation plaquettaire est ainsi inhibée par la réduction de calcium intracytoplasmique, qui interfère ainsi sur la morphologie, lagrégation et la sécrétion plaquettaire.
Effets pharmacodynamiques
La perfusion de 4 nanogrammes/kg/min pendant 30 minutes na pas entraîné deffet significatif sur le rythme cardiaque ou sur la pression artérielle, mais des bouffées vasomotrices au niveau du visage peuvent survenir à ces doses.
Hypertension artérielle pulmonaire
Des perfusions intraveineuses dépoprosténol dune durée allant jusquà 15 minutes ont montré des augmentations dose-dépendantes de lindex cardiaque (IC) et du volume déjection systolique, ainsi que des diminutions dose-dépendantes de la résistance vasculaire pulmonaire (RVP), de la résistance pulmonaire totale et de la pression artérielle systémique moyenne (PASm). Les effets de lépoprosténol sur la pression artérielle pulmonaire moyenne (PAPm) chez les patients atteints dHTAP se sont révélés variables et mineurs.
Leffet de perfusions continues au long cours dépoprosténol chez des patients atteints dHTAP idiopathique ou héritable a été étudié dans deux études prospectives en ouvert, randomisées, dune durée de 8 et 12 semaines (respectivement n = 25 et n = 81) comparant lépoprosténol associé à un traitement conventionnel et un traitement conventionnel seul. Le traitement conventionnel différait selon les patients et incluait certains ou lensemble des traitements suivants : anticoagulants pour la quasi-totalité des patients, vasodilatateurs oraux, diurétiques et digoxine chez la moitié voire les deux tiers des patients et une oxygénothérapie pour environ la moitié des patients. Tous les patients étaient en classe fonctionnelle III ou IV (classification New York Heart Association - NYHA), à lexception de 2 patients en classe fonctionnelle II. Etant donné leurs similitudes, les résultats des deux études décrites ci-après ont été regroupés. Les valeurs médianes à partir des résultats regroupés sur les tests de marche de 6 minutes effectués à linclusion dans les groupes traitement conventionnel et époprosténol plus traitement conventionnel étaient respectivement de 266 mètres et 301 mètres.
Des améliorations par rapport aux valeurs dinclusion de lindex cardiaque (0,33 vs. -0,12 l/min/m2), du volume déjection systolique (6,01 vs. -1,32 mL/battement), de la saturation en oxygène au niveau artériel (1,62 vs. -0,85 %), de la pression artérielle pulmonaire moyenne (-5,39 vs. 1,45 mm Hg), de la pression dans loreillette droite moyenne (-2,26 vs. 0,59 mm Hg), de la résistance pulmonaire totale (‑4,52 vs. 1,41 unités Wood), de la résistance vasculaire pulmonaire (-3,60 vs. 1,27 unités Wood), et de la résistance vasculaire systémique (-4,31 vs. 0,18 unités Wood) se sont révélées statistiquement différentes entre les patients ayant reçu de lépoprosténol au long cours et ceux nen ayant pas reçu. La pression artérielle systémique moyenne ne sest pas révélée significativement différente entre les deux groupes (-4,33 vs. -3,05 mm Hg). Ces améliorations hémodynamiques semblent avoir persisté lorsque lépoprosténol était administré pendant au moins 36 mois dans une étude non randomisée en ouvert.
Une amélioration statistiquement significative a été observée dans la capacité à leffort (p = 0,001), mesurée par un test de marche de 6 minutes chez des patients recevant une perfusion continue dépoprosténol intraveineux associée un traitement conventionnel (n = 52) pendant 8 ou 12 semaines comparativement à ceux recevant le traitement conventionnel seul (n = 54) (lanalyse combinée à la semaine 8 et à la semaine 12 a montré des variations par rapport aux valeurs à linclusion médiane : 49 vs. -4 mètres ; moyenne : 55 vs -4 mètres). Des améliorations sont apparues dès la première semaine de traitement. A la fin de la période de traitement dans létude de 12 semaines, la survie était améliorée chez les patients en classe fonctionnelle NYHA III et IV. Huit des 40 patients (20 %) ayant reçu le traitement conventionnel seul sont décédés, alors quaucun décès na été observé chez les 41 patients recevant lépoprosténol (p = 0,003).
Des perfusions continues au long cours dépoprosténol chez des patients atteints dune HTAP associée à une sclérodermie ont été étudiées dans une étude prospective en ouvert, randomisée, dune durée de 12 semaines, comparant lépoprosténol associé à un traitement conventionnel (n = 56) versus un traitement conventionnel seul (n = 55). Tous les patients étaient en classe fonctionnelle NYHA III ou IV, à lexception de 5 patients en classe fonctionnelle II. Le traitement conventionnel différait selon les patients et incluait certains ou lensemble des traitements suivants : anticoagulants pour la quasi-totalité des patients, oxygénothérapie et diurétiques pour deux tiers des patients, vasodilatateurs oraux pour 40 % des patients, et digoxine pour un tiers des patients. Le critère principal defficacité de létude était une amélioration du test de marche de 6 minutes. La valeur médiane à linclusion pour le groupe traitement conventionnel et le groupe époprosténol plus traitement conventionnel étaient respectivement de 240 mètres et 270 mètres. Après 12 semaines de traitement, une augmentation statistiquement significative de lindex cardiaque, ainsi que des diminutions statistiquement significatives de la PAPm, PADm (pression moyenne de loreillette droite), RVP, and PASm ont été observées chez les patients ayant reçu de lépoprosténol au long cours comparativement à ceux nen ayant pas reçu
Sur 12 semaines, une différence statistiquement significative (p < 0 ,001) dans les valeurs du test de marche de 6 minutes par rapport à linclusion a été observée dans le groupe époprosténol plus traitement conventionnel », comparativement au groupe traitement conventionnel seul (médiane : 63,5 vs. -36,0 mètres ; moyenne : 42,9 vs. -40,7 mètres).
Des améliorations ont été observées chez certains patients à la fin de la première semaine de traitement. Les augmentations de la capacité à leffort ont été accompagnées daméliorations statistiquement significatives de la dyspnée, selon lindice de dyspnée de Borg. A la semaine 12, la classe fonctionnelle NYHA était améliorée chez 21 des 51 patients (41 %) traités par lépoprosténol alors quaucune amélioration na été observée chez les 48 patients recevant le traitement conventionnel seul. Toutefois, dans les deux groupes de traitement, la classe fonctionnelle na pas subi de modification pour un nombre plus élevé de patients (28/51 [55 %] avec lépoprosténol et 35/48 [73 %] avec le traitement conventionnel seul) ; une dégradation de la classe fonctionnelle a été observée chez 2/51 (4 %) patients traités par époprosténol et 13/48 (27 %) patients sous traitement conventionnel seul.
Aucune différence statistique na été observée en termes de survie sur la période de 12 semaines chez les patients atteints dHTAP associée à une sclérodermie et traités par époprosténol, comparativement à ceux sous traitement conventionnel seul. A la fin de la période de traitement, le nombre de décès rapportés était de 4 sur 56 (7 %) pour les patients traités par époprosténol, versus 5 sur 55 (9 %) pour les patients sous traitement conventionnel seul.
Dialyse rénale
Les effets de lépoprosténol sur lagrégation plaquettaire sont dose-dépendants lorsquil est administré entre 2 et 16 nanogrammes/kg/min par voie intraveineuse. Une inhibition significative de lagrégation plaquettaire induite par ladénosine diphosphate est observée à des doses égales ou supérieures à 4 nanogrammes/kg/min.
Il a été montré que les effets sur les plaquettes disparaissent dans les 2 heures suivant larrêt de la perfusion dépoprosténol, et que les modifications hémodynamiques reviennent à leur niveau initial dans les 10 minutes suivant larrêt dune perfusion dépoprosténol de 60 minutes à une dose comprise entre 1 et 16 nanogrammes/kg/min.
Des doses circulantes plus élevées dépoprosténol (20 nanogrammes/kg/min) dispersent les agrégats circulants de plaquettes et augmentent jusquà deux fois le temps de saignement cutané.
Lépoprosténol potentialise lactivité anticoagulante de lhéparine denviron 50 %, réduisant potentiellement la libération du facteur neutralisant de lhéparine.
Six études contrôlées versus héparine et cinq études dans un contexte durgence ont exploré, en utilisant plusieurs techniques, la place de lépoprosténol dans la prise en charge générale de la dialyse rénale. Les principaux critères defficacité incluaient lépuration de lurée sanguine et de la créatinine, ainsi que lélimination du fluide (ultrafiltration) pendant la dialyse, et la coagulation dans le circuit extra-corporel.
Au cours des principales études contrôlées et des études dans un contexte durgence, des cas de coagulation majeure (dialyse définitivement arrêtée ou nécessitant un remplacement de rein artificiel) sont survenus dans approximativement 9 % (n = 56) de toutes les dialyses avec époprosténol et dans moins de 1 % (n = 1) des dialyses avec héparine. La plupart des dialyses avec époprosténol (67 %) nécessitant le remplacement du rein artificiel ont été menées à terme par la suite sous époprosténol, sans coagulation. Toutefois, 9 dialyses sur 27 sous époprosténol ont échoué malgré de multiples tentatives.
Indépendamment des difficultés techniques, survenant rarement avec lun ou lautre traitement, aucune coagulation majeure limitant la dialyse ne sest produite dans 93 % de toutes les dialyses avec lépoprosténol et dans 99 % de toutes les dialyses avec lhéparine.
Des coagulations mineures (suffisantes pour nécessiter une intervention, mais nimposant ni larrêt permanent de la dialyse ni le changement du rein artificiel) ont été rapportées plus fréquemment au cours des dialyses avec lépoprosténol quavec les dialyses avec lhéparine. Aucune coagulation mineure na été rapportée dans le groupe des dialyses utilisant lhéparine versus 5 % (n = 32) dans le groupe des dialyses utilisant lépoprosténol.
Une coagulation visible (ne nécessitant pas dintervention) a été rapportée dans 31 % des dialyses sous époprosténol et dans 5 % des dialyses sous héparine.
Afin détablir que les patients dialysés rénaux à risque accru dhémorragie saignent moins fréquemment avec lépoprosténol quavec lhéparine, 2 études majeures prospectives et contrôlées ont été réalisées. Chaque patient a été randomisé afin de bénéficier dune séquence de dialyses sous héparine ou époprosténol, à savoir jusquà 6 dialyses par sujet dans une étude, et jusquà 3 dialyses par sujet dans lautre étude.
Le risque de saignement a été défini comme suit :
Risque très élevé - présence de saignement actif au moment où la dialyse est initiée.
Risque élevé sujet ayant eu, dans les 3 jours précédant la dialyse, un saignement actif se résorbant pendant la phase de pré-dialyse ou patient ayant eu une plaie chirurgicale ou traumatique dans les 3 jours précédant la dialyse.
Douze patients à risque très élevé dhémorragie ont reçu 35 dialyses avec lépoprosténol et 11 patients ont reçu 28 dialyses avec lhéparine au cours détudes contrôlées. Seize patients ont reçu 24 dialyses avec lépoprosténol dans des études durgence.
Dans des études contrôlées, lorsque toutes les dialyses ont été combinées pour chaque traitement (héparine ou époprosténol), des saignements ont été observés chez un plus grand nombre de patients dans le groupe héparine que dans le groupe époprosténol, le jour précédant la dialyse (n = 13/17 vs. 8/23), le jour de la dialyse (n = 25/28 vs. 16/35) et le jour suivant la dialyse (n = 16/24 vs. 5/24).
Chez les patients pour lesquels les saignements ont perduré, lévolution de la sévérité des saignements a été évaluée. La sévérité des saignements chez ces patients sest révélée plus fréquemment améliorée avec lépoprosténol, le jour précédant la dialyse et le jour de la dialyse (pré-dialyse : n = 4/8 ; dialyse : n = 6/16), quavec lhéparine (pré-dialyse : n = 4/13 ; dialyse : n = 4/25).
Toutefois, le contraire a été observé au cours des jours suivant la dialyse avec lépoprosténol (n = 1/5) comparativement à lhéparine (n = 8/16). Une aggravation de la sévérité des saignements a été observée pendant seulement un jour de dialyse avec lépoprosténol (n = 1/16) versus 5 jours de dialyse (n = 5/25) et 2 jours de pré-dialyse (n = 2/13) avec lhéparine.
Les patients chez lesquels aucun saignement na clairement pu être mis en évidence juste avant leur première dialyse dans létude, mais qui ont saigné dans les 3 jours auparavant ont été classés à haut risque dhémorragie. Dix-neuf patients ont reçu 51 dialyses avec lhéparine et 19 patients ont reçu 44 dialyses avec lépoprosténol au cours détudes contrôlées.
Lorsque toutes les dialyses ont été combinées, une légère majorité de patients ont saigné pendant la période de pré-dialyse (n = 12/25 vs. 8/32), pendant la dialyse (23/44 vs. 15/51) et après la dialyse (8/34 vs. 5/44) comparativement aux patients du groupe héparine pendant les mêmes périodes.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Lépoprosténol administré par voie intraveineuse est rapidement distribué du sang aux tissus.
A une température et un pH physiologiques normaux, lépoprosténol se dégrade spontanément en 6‑oxo-prostaglandine F1 alpha, mais il subit également une dégradation enzymatique en dautres produits.
Après administration dépoprosténol radio-marqué chez lhomme, au moins 16 métabolites ont été retrouvés, dont 10 ont été identifiés structurellement.
A la différence de beaucoup dautres prostaglandines, lépoprosténol nest pas métabolisé au niveau de la circulation pulmonaire.
La demi-vie de dégradation spontanée en 6-oxo-prostaglandine F1 alpha chez lhomme ne devrait pas excéder 6 minutes, et est probablement de lordre de 2 à 3 minutes, daprès les estimations faites à partir des résultats in vitro des taux de dégradation de lépoprosténol sur sang humain total.
Suite à ladministration dépoprosténol radio-marqué chez lhomme, les taux de radioactivité retrouvés dans les urines et les fèces étaient respectivement de 82 % et 4 %.
5.3. Données de sécurité préclinique
Poudre pour solution pour perfusion :
Saccharose
Arginine
Hydroxyde de sodium (pour l'ajustement du pH)
Solvant pour usage parentéral :
Eau pour préparations injectables
Poudre et solvant pour perfusion :
3 ans.
Durée de conservation de la solution reconstituée/ solution diluée pour perfusion :
La solution reconstituée doit être diluée immédiatement jusquà la concentration finale.
La solution diluée doit être conservée dans la cassette à labri de la lumière et peut être conservée pendant un maximum de 8 jours à une température comprise entre 2° et 8° C.
6.4. Précautions particulières de conservation
Poudre pour solution pour perfusion : pas de précautions particulières liées à la température. Ne pas congeler.
Solvant pour préparation parentérale: pas de précautions particulières liées à la température. Ne pas congeler. Le solvant ne contient pas de conservateur ; par conséquent, un flacon ne doit être utilisé qu'une seule fois, puis jeté.
La solution reconstituée doit être diluée immédiatement jusquà la concentration finale. (Voir rubriques 4.2, 6.3 et 6.6).
Les solutions diluées dépoprosténol préparées pour le traitement de lhypertension artérielle pulmonaire peuvent être administrées immédiatement à 25°C, ou conservées dans la cassette à labri de la lumière pendant 8 jours maximum à une température comprise entre 2°C et 8°C selon les conditions dutilisation décrites dans le tableau 2, rubrique 6.6.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Poudre pour solution pour perfusion :
Flacon de 10 ml en verre incolore (type I) avec bouchon en caoutchouc et une capsule en aluminium-off
Solvant pour usage parentéral :
Récipients en plastique (polyéthylène basse densité). Le flacon est fermé par un disque en caoutchouc de type I sans latex, fixé par un capuchon.
Un flacon de 0,5 mg de poudre pour le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire
Pour le traitement de la dialyse rénale, seul le conditionnement de 0,5 mg est adapté.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Le solvant ne contient aucun conservateur, par conséquent, un flacon ne doit être utilisé quune seule fois, puis jeté.
La stabilité des solutions de VELETRI dépend du pH.
La poudre pour solution pour perfusion doit être reconstituée avec le solvant fourni.
Toute dilution supplémentaire doit être effectuée avec le même diluant que celui utilisé pour la reconstitution de la poudre stérile lyophilisée
Reconstitution, dilution et calcul du débit de perfusion :
La préparation de la perfusion et le calcul du débit de perfusion requièrent une attention particulière. Respecter les instructions figurant ci-dessous.
La reconstitution et la dilution de VELETRI doivent être effectuées dans des conditions dasepsie stricte.
Dialyse rénale
Seul le flacon de poudre de 0,5 mg est adapté pour l'utilisation dans la dialyse rénale.
Reconstitution de la solution
Prélever 5 mL de leau pour préparations injectables ou de la solution de chlorure de sodium 0,9 % pour injection dans une seringue stérile et l'injecter dans le flacon contenant VELETRI en poudre puis agiter doucement jusquà dissolution de la poudre. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur. La solution reconstituée doit être examinée visuellement avant toute nouvelle dilution. Elle ne doit pas être utilisée en cas de décoloration ou en présence de particules.
Dilution
La solution reconstituée doit être immédiatement diluée jusquà la concentration finale. Toute dilution supplémentaire doit être effectuée avec le même diluant que celui utilisé pour la reconstitution de la poudre stérile lyophilisée.
Calcul du débit de perfusion
Le débit de perfusion peut être calculé au moyen de la formule suivante :
Débit de perfusion (mL/min) = Dose (ng/kg/min) × poids corporel (kg)
Concentration de la solution (ng/mL)
Débit de perfusion (mL/h) = Débit de perfusion (mL/min) x 60
Une dilution couramment utilisée avec VELETRI est de 2000 nanogrammes / mL
|
Dosage (nanogrammes/ kg/min) |
Poids corporel (kg) |
|||||||
|
|
30 |
40 |
50 |
60 |
70 |
80 |
90 |
100 |
|
1 |
0.90 |
1.20 |
1.50 |
1.80 |
2.10 |
2.40 |
2.70 |
3.00 |
|
2 |
1.80 |
2.40 |
3.00 |
3.60 |
4.20 |
4.80 |
5.40 |
6.00 |
|
3 |
2.70 |
3.60 |
4.50 |
5.40 |
6.30 |
7.20 |
8.10 |
9.00 |
|
4 |
3.60 |
4.80 |
6.00 |
7.20 |
8.40 |
9.60 |
10.80 |
12.00 |
|
5 |
4.50 |
6.00 |
7.50 |
9.00 |
10.50 |
12.00 |
13.50 |
15.00 |
|
|
Débit en mL/h |
|||||||
Hypertension artérielle pulmonaire
Dans le traitement de l'hypertension pulmonaire, les flacons de poudre 0,5 mg ou 1,5 mg peuvent être utilisés.
Il convient d'utiliser en première intention la présentation contenant un solvant pour préparation injectable. Puis, si besoin, la concentration finale de la solution peut être augmentée par lajout dun flacon supplémentaire de 0,5 mg ou de 1,5 mg de poudre de VELETRI.
Reconstitution de la solution
Prélever environ 5 mL de leau pour préparations injectables ou de la solution de chlorure de sodium 0,9 % pour injection dans une seringue stérile et l'injecter dans le flacon contenant VELETRI en poudre puis agiter doucement jusquà dissolution de la poudre. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur
Dilution
La dilution de la solution reconstituée jusqu'à la concentration finale doit être réalisée immédiatement. Toute dilution supplémentaire doit être effectuée avec le même diluant que celui utilisé pour la reconstitution de la poudre stérile lyophilisée.
VELETRI, lorsquil est administré de façon chronique, doit être préparé dans une cassette appropriée pour la pompe à perfusion. Seules les tubulures dextension avec un filtre de 0,22 micron entre la pompe à perfusion et le cathéter central doivent être utilisées. Il est recommandé dutiliser des filtres avec une membrane hydrophile en polyéther sulfone. La tubulure dextension et le filtre doivent être changés au moins toutes les 48 heures (voir rubrique 4.4.).
Le flacon contenant 0,5 mg dépoprosténol est adapté pour la préparation de solutions à des concentrations finales inférieures à 15 000 ng/mL.
Chaque flacon doit être jeté après utilisation.
Tableau 1: exemple de concentrations fréquemment utilisées - Exemples de reconstitution et de dilution
|
Concentration finale (ng/mL) |
Instructions |
|
3 000 ng/mL |
Dissoudre le contenu dun flacon de 0,5 mg avec 5 mL d'eau pour préparations injectables ou de solution de chlorure de sodium 0,9 % pour injection |
|
5 000 ng/mL |
Dissoudre le contenu dun flacon de 0,5 mg avec 5 mL d'eau pour préparations injectables ou de solution de chlorure de sodium 0,9 % pour injection |
|
10 000 ng/mL |
Dissoudre le contenu de deux flacons de 0,5 mg avec, pour chacun, 5 mL deau pour préparations injectables ou de solution de chlorure de sodium 0,9 % pour injection |
|
15 000 ng/mL* |
Dissoudre le contenu dun flacon de 1,5 mg avec 5 mL d'eau pour préparations injectables ou de solution de chlorure de sodium 0,9 % pour injection |
|
30 000 ng/mL* |
Dissoudre le contenu de deux flacons de 1,5 mg, avec pour chacun 5 mL de préparations injectables ou de solution de chlorure de sodium 0,9 % pour injection. Prélever le contenu des flacons entiers et ajouter à un volume suffisant du même diluant pour obtenir un volume total de 100 mL. |
|
30 000 ng/mL* |
Dissoudre le contenu dun flacon de 1,5 mg avec 5 mL d'eau pour préparations injectables ou de solution de chlorure de sodium 0,9 % pour injection |
|
*Les solutions ayant des concentrations finales plus élevées peuvent être nécessaires chez les patients qui bénéficient dune administration prolongée de VELETRI. |
|
VELETRI dilué jusquà la concentration finale dans la cassette selon les instructions peut être administré immédiatement à température ambiante (25 °C) ou, après conservation pendant un maximum de 8 jours à une température comprise entre 2 et 8 °C, selon les conditions dutilisation décrites dans le tableau 2.
Tableau 2 : Durée maximale de ladministration à température ambiante (25°C) des solutions diluées stockées dans la cassette
|
Concentrations finales |
En administration immédiate |
En administration après conservation pendant 8 jours entre 2 ° et 8 °C * |
|
.≥3 000 ng/mL et <15 000 ng/mL |
48 heures |
24 heures |
|
.≥ 15 000 ng/mL |
48 heures |
48 heures |
Ne pas exposer la solution diluée à la lumière directe.
Calcul du débit de perfusion:
Le débit de perfusion peut être calculé en moyen de la formule suivante:
Débit de perfusion (mL/min) = Dose (ng/kg/min) × poids corporel (kg)
Concentration de la solution (ng/mL)
Débit de perfusion (mL/h) = Débit de perfusion (mL/min) × 60
Des exemples pour les concentrations les plus couramment utilisées dans le traitement de lhypertension artérielle pulmonaire sont présentés ci-dessous.
Tableau 3 : Débit de perfusion pour VELETRI à une concentration de 5 000 ng/mL
|
Exemple de dose en utilisant une concentration de 5 000 ng/mL |
||||||||||
|
Dose (ng/kg/ min) |
Poids corporel (kg) |
|||||||||
|
|
10 |
20 |
30 |
40 |
50 |
60 |
70 |
80 |
90 |
100 |
|
2 |
|
|
|
1,0 |
1,2 |
1,4 |
1.7 |
1,9 |
2,2 |
2,4 |
|
4 |
|
1,0 |
1,4 |
1,9 |
2,4 |
2,9 |
3,4 |
3,8 |
4,3 |
4,8 |
|
6 |
|
1,4 |
2,2 |
2,9 |
3,6 |
4,3 |
5,0 |
5,8 |
6,5 |
7,2 |
|
8 |
1,0 |
1,9 |
2,9 |
3.8 |
4,8 |
5,8 |
6,7 |
7,7 |
8,6 |
9,6 |
|
10 |
1,2 |
2,4 |
3,6 |
4,8 |
6,0 |
7,2 |
8,4 |
9,6 |
10,8 |
12,0 |
|
12 |
1,4 |
2,9 |
4,3 |
5,8 |
7.2 |
8,6 |
10,1 |
11,5 |
13,0 |
14,4 |
|
14 |
1,7 |
3,4 |
5,0 |
6.7 |
8,4 |
10,1 |
11,8 |
13,4 |
15,1 |
16,8 |
|
16 |
1,9 |
3,8 |
5,8 |
7,7 |
9,6 |
11,5 |
13,4 |
15,4 |
17,3 |
19,2 |
|
|
Debits en mL/h |
|||||||||
Tableau 4 : Débit de perfusion pour VELETRI à une concentration de 15 000 ng/mL
|
Exemple de dosage en utilisant une concentration de 15 000 ng/mL |
||||||||
|
Dose (ng/kg/min) |
Poids corporel (kg) |
|||||||
|
|
30 |
40 |
50 |
60 |
70 |
80 |
90 |
100 |
|
4 |
|
|
|
1,0 |
1,1 |
1,3 |
1,4 |
1,6 |
|
6 |
|
1,0 |
1,2 |
14 |
1,7 |
1,9 |
2,2 |
2,4 |
|
8 |
1,0 |
1,3 |
1,6 |
1,9 |
2,2 |
2,6 |
2,9 |
3,2 |
|
10 |
1,2 |
1,6 |
2,0 |
2,4 |
2,8 |
3,2 |
3,6 |
4,0 |
|
12 |
1,4 |
1,9 |
2,4 |
2,9 |
3,4 |
3,8 |
4,3 |
4,8 |
|
14 |
1,7 |
2,2 |
28 |
3,4 |
3,9 |
4,5 |
5,0 |
5,6 |
|
16 |
1,9 |
2,6 |
3,2 |
3,8 |
4,5 |
5,1 |
5,8 |
6,4 |
|
|
Débits en mL/h |
|||||||
Tableau 5 : Débit de perfusion pour VELETRI à une concentration de 30 000 ng/mL
|
Exemple de dosage en utilisant une concentration de 30,000 ng/mL |
||||||||||
|
Dose (ng/kg/min) |
Poids corporel (kg)
|
|||||||||
|
|
30 |
40 |
50 |
60 |
70 |
80 |
90 |
100 |
|
|
|
6 |
|
|
|
|
|
1,0 |
1,1 |
1,2 |
|
|
|
8 |
|
|
|
1,0 |
1,1 |
1,3 |
1,4 |
1,6 |
|
|
|
10 |
|
|
1,0 |
1,2 |
1,4 |
1,6 |
1,8 |
2,0 |
|
|
|
12 |
|
1,0 |
1,2 |
1,4 |
1,7 |
1,9 |
2,2 |
2,4 |
|
|
|
14 |
|
1,1 |
1,4 |
1,7 |
2,0 |
2,2 |
2,5 |
2,8 |
|
|
|
16 |
1,0 |
1,3 |
16 |
1,9 |
2,2 |
2,6 |
2,9 |
3,2 |
|
|
|
|
Débits en mL/h |
|||||||||
Des doses plus élevées et, par conséquent, des solutions plus concentrées peuvent être nécessaires lors de ladministration au long cours de VELETRI
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
ACTELION REGISTRATION LTD
CHISWICK TOWER 13 TH FLOOR
389 CHISWICK HIGH ROAD
W4 4AL LONDON
ROYAUME-UNI
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I
Médicament soumis à prescription hospitalière réservée aux spécialistes en pneumologie, en cardiologie et en néphrologie.