RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
ANSM - Mis à jour le : 10/10/2013
NEVIRAPINE SANDOZ 200 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé contient 200 mg de névirapine (sous forme anhydre).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimés blanc cassé à jaune pâle, ovales, biconvexes avec la mention "H" gravée sur un côté, "7" sur l'autre côté et une barre de cassure sur les deux côtés.
La barre de cassure nest là que pour faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
L'expérience acquise avec névirapine concerne majoritairement des traitements en association avec des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse. Le choix dun traitement à la suite dun traitement par névirapine doit être basé sur lexpérience clinique et les tests de résistance (voir rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Patients âgés de 16 ans et plus
La posologie recommandée de NEVIRAPINE SANDOZ est d'un comprimé à 200 mg par jour pendant les 14 premiers jours (cette phase initiale doit être respectée, car elle semble réduire la fréquence des éruptions cutanées) puis d'un comprimé à 200 mg deux fois par jour, en association à au moins deux agents antirétroviraux.
Si loubli de dose est constaté dans les 8 heures suivant lheure de prise qui était prévue, le patient doit prendre la dose oubliée dès que possible. Si cet oubli a été constaté plus de 8 heures après lheure de prise prévue, le patient doit prendre sa prochaine dose à lheure habituelle.
Recommandations pour la prise en charge thérapeutique
En cas de survenue d'une éruption cutanée au cours de la période initiale de 14 jours à la dose de 200 mg une fois par jour, la posologie de NEVIRAPINE SANDOZ ne doit pas être augmentée tant que les troubles cutanés persistent. Les cas déruption cutanée isolée doivent être étroitement surveillés (voir rubrique 4.4). La posologie de 200 mg une fois par jour de NEVIRAPINE SANDOZ ne doit pas être poursuivie au-delà dune durée de 28 jours ; après cette période un traitement alternatif devra être envisagé en raison dun possible risque de sous-exposition et de résistance.
Tout traitement par la névirapine interrompu pendant plus de sept jours doit être réinstauré à la posologie initiale recommandée comprenant la période dinitiation de 2 semaines.
Il existe des manifestations de toxicité du produit nécessitant linterruption du traitement par NEVIRAPINE SANDOZ (voir rubrique 4.4).
Populations particulières
Patients âgés
La névirapine n'a pas fait l'objet d'études chez des patients de plus de 65 ans.
Insuffisance rénale
Chez les patients insuffisants rénaux, sous dialyse, une dose additionnelle de 200 mg de névirapine après chaque dialyse est recommandée. Les patients avec une CLcr ≥ 20 ml/min ne nécessitent pas dadaptation de dose, voir rubrique 5.2.
Insuffisance hépatique
La névirapine ne doit pas être utilisée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh classe C, voir rubrique 4.3). Les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée ne nécessitent pas dadaptation de dose (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Population pédiatrique
Les comprimés de NEVIRAPINE SANDOZ dosés à 200 mg, selon la posologie décrite ci-dessus, conviennent aux enfants les plus grands, notamment les adolescents, de moins de 16 ans et pesant plus de 50 kg ou dont la surface corporelle est supérieure à 1,25 m2 selon la formule de Mosteller. Pour les enfants de ce groupe dâge pesant moins de 50 kg ou dont la surface corporelle est inférieure à 1,25 m2, la névirapine est disponible sous forme de suspension buvable dont la posologie peut être ajustée en fonction du poids ou de la surface corporelle (voir le Résumé des Caractéristiques du Produit de névirapine 50 mg/5 ml suspension buvable).
Enfants âgés de moins de trois ans
Une suspension buvable à libération immédiate est disponible pour les patients âgés de moins de 3 ans et pour toutes les autres tranches dâge (veuillez vous référer au Résumé des Caractéristiques du Produit respectif).
Mode dadministration
Les comprimés doivent être pris avec une boisson et ils ne doivent être ni écrasés ni mâchés. NEVIRAPINE SANDOZ peut être pris avec ou sans nourriture.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Ré-administration aux patients chez qui le traitement a été interrompu définitivement à la suite dune éruption cutanée sévère, dune éruption cutanée accompagnée de symptômes généraux, de réactions dhypersensibilité ou de manifestations cliniques dhépatite liées à ladministration de névirapine.
En cas dinsuffisance hépatique sévère (Child-Pugh classe C) ou en cas de taux dASAT ou dALAT supérieurs à 5 fois la valeur normale avant initiation du traitement et jusquà ce que les taux de base dASAT/ALAT soient stabilisés à des taux ne dépassant pas des taux 5 fois supérieurs à la valeur normale.
Ré-administration à des patients ayant présenté, lors dun précédent traitement par la névirapine, des taux dALAT ou dASAT supérieurs à 5 fois la valeur normale, et chez lesquels des anomalies fonctionnelles hépatiques sont réapparues lors de la ré-administration de la névirapine (voir rubrique 4.4).
Co-administration avec les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) du fait du risque de diminution des concentrations plasmatiques et de la réduction des effets cliniques de la névirapine (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
La névirapine ne doit pas être utilisée comme seul traitement antirétroviral étant donné quun antirétroviral utilisé en monothérapie peut conduire à une résistance virale.
Les 18 premières semaines du traitement par la névirapine constituent une période critique nécessitant une surveillance étroite des patients afin de déceler léventuelle survenue de réactions cutanées sévères, menaçant le pronostic vital (y compris des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et de syndrome de Lyell) et dhépatite/insuffisance hépatique graves.
Le risque de réactions hépatiques ou cutanées est plus grand au cours des 6 premières semaines de traitement. Cependant, le risque de développer une réaction hépatique demeure au-delà de cette période, et la surveillance doit être poursuivie à intervalle régulier.
Le sexe féminin et un taux de CD4 élevé (> 250/mm3 chez les femmes adultes et > 400/mm3 chez les hommes adultes) lors de linitiation du traitement par la névirapine sont associés à un risque plus élevé d'effets indésirables hépatiques si le patient a une charge virale plasmatique dARN du VIH-1 détectable cest-à-dire une concentration ≥ 50 copies/ml - à l'instauration du traitement par la névirapine. Etant donné que des cas dhépatotoxicité graves et menaçant le pronostic vital ont été observés lors des essais contrôlés et non contrôlés conduits principalement chez des patients avec une charge virale plasmatique du VIH-1 supérieure ou égale à 50 copies/ml, le traitement par la névirapine ne doit pas être instauré chez les femmes adultes avec un taux de CD4 supérieur à 250 cellules/mm3 ou chez les hommes adultes avec un taux de CD4 supérieur à 400 cellules/mm3 dont la charge virale plasmatique dARN du VIH-1 est détectable, à moins que le bénéfice attendu ne dépasse le risque potentiel.
Dans certains cas, latteinte hépatique a progressé malgré larrêt du traitement. Les patients présentant des signes ou des symptômes dhépatite, une réaction cutanée sévère ou des réactions dhypersensibilité doivent arrêter de prendre la névirapine et doivent consulter immédiatement un médecin. Le traitement par la névirapine ne doit pas être réintroduit à la suite de réactions sévères hépatiques, cutanées ou dhypersensibilité (voir rubrique 4.3).
La dose recommandée doit être strictement respectée, en particulier au cours de la période initiale de 14 jours (voir rubrique 4.2).
Atteintes cutanées
Des éruptions cutanées sévères, mettant en jeu le pronostic vital, y compris des cas fatals, sont survenues chez des patients traités par la névirapine, principalement au cours des 6 premières semaines du traitement. Il sagit de cas de syndrome de Stevens-Johnson, de cas de syndrome de Lyell et de réactions dhypersensibilité caractérisées par des éruptions cutanées, des symptômes généraux et des atteintes viscérales. Les patients doivent être étroitement surveillés au cours des 18 premières semaines de traitement. En cas de survenue dune éruption isolée, son évolution doit être étroitement surveillée. L'administration de la névirapine doit être définitivement interrompue dans tous les cas de survenue d'une éruption cutanée sévère ou dune éruption accompagnée de symptômes généraux (tels que fièvre, phlyctènes, lésions buccales, conjonctivite, dème de la face, douleur musculaire ou articulaire ou malaise général), y compris en cas de syndrome de Stevens-Johnson, ou de syndrome de Lyell. La névirapine doit être interrompue définitivement chez tout patient présentant une réaction dhypersensibilité (éruption cutanée accompagnée de symptômes généraux et datteintes viscérales telles quhépatite, éosinophilie, granulocytopénie et atteinte rénale), voir rubrique 4.4.
L'administration de la névirapine à une dose supérieure à la posologie recommandée est susceptible d'accroître la fréquence et la gravité des effets indésirables cutanés comme les syndromes de Stevens- Johnson et les syndromes de Lyell.
Des cas de rhabdomyolyse ont été observés chez des patients présentant des atteintes cutanées et/ou hépatiques liées à la prise de la névirapine.
Ladministration concomitante de prednisone (40 mg/jour pendant les 14 premiers jours de traitement par névirapine), ne semble pas réduire lincidence des éruptions cutanées liées au traitement par la névirapine, et pourrait être associée à une augmentation de lincidence et de la sévérité des éruptions cutanées au cours des 6 premières semaines de traitement par la névirapine.
Certains facteurs de risque, favorisant la survenue datteintes cutanées graves, ont été identifiés : non- respect de la période initiale de 14 jours à la dose de 200 mg par jour, et délai prolongé entre lapparition des premiers symptômes et la consultation médicale. Les femmes semblent présenter un risque plus élevé de développer une éruption cutanée que les hommes, quelles reçoivent ou non un traitement comprenant la névirapine.
Il est recommandé d'expliquer aux patients quune des principales manifestations de toxicité de la névirapine sont des éruptions cutanées. Ils doivent être informés de la nécessité de consulter rapidement leur médecin en cas de survenue dune éruption cutanée et déviter tout retard entre les premiers symptômes et la consultation médicale. La majorité des éruptions cutanées associées à la névirapine survient au cours des 6 premières semaines de traitement. Leur apparition doit donc être étroitement surveillée chez les patients traités au cours de cette période. Les patients doivent également être informés quen cas de survenue dune éruption cutanée au cours des deux premières semaines de traitement, la posologie de névirapine ne doit pas être augmentée tant que persiste léruption cutanée. La posologie de 200 mg une fois par jour ne doit pas être poursuivie au-delà dune durée de 28 jours ; après cette période un traitement alternatif devra être envisagé en raison dun possible risque de sous-exposition et de résistance.
En cas de survenue d'une éruption cutanée, sévère ou s'accompagnant de signes généraux (par exemple fièvre, phlyctènes, lésions buccales, conjonctivite, dème de la face, douleurs musculaires ou articulaires, malaise général), le patient doit interrompre le traitement et consulter immédiatement un médecin. La névirapine ne doit pas être ré-administrée dans ce cas.
En cas de survenue dun rash possiblement associé à la prise de la névirapine, les tests de la fonction hépatique doivent être réalisés. Les patients présentant une élévation modérée à sévère des taux dASAT ou ALAT supérieurs à 5 fois la valeur normale, doivent arrêter définitivement le traitement par la névirapine.
En cas de survenue dune réaction dhypersensibilité, (éruption cutanée accompagnée de symptômes généraux tels que fièvre, arthralgie, myalgie, lymphadénopathie, ainsi que datteintes viscérales telles quhépatite, éosinophilie, granulocytopénie et atteinte rénale), le traitement par la névirapine doit être immédiatement interrompu et ne doit pas être réintroduit (voir rubrique 4.3).
Atteintes hépatiques
Des manifestations dhépatotoxicité sévères, menaçant le pronostic vital, sont survenues chez des patients traités par la névirapine, y compris des cas fatals dhépatite fulminante. Les 18 premières semaines de traitement sont une période critique qui nécessite une surveillance étroite. Le risque de réaction hépatique est plus important pendant les 6 premières semaines de traitement. Cependant, le risque est toujours présent après cette période et une surveillance doit être maintenue à intervalles réguliers pendant tout le traitement.
Des cas de rhabdomyolyse ont été observés chez des patients présentant des atteintes cutanées et/ou hépatiques liées à la prise de névirapine.
Des taux dALAT ou dASAT élevés supérieurs à 2,5 fois la valeur normale et/ou une co-infection avec les virus de lhépatite chronique virale B et/ou C au début du traitement antirétroviral sont associés à un risque plus élevé de survenue deffets indésirables hépatiques au cours du traitement antirétroviral en général, y compris avec la névirapine .
Le sexe féminin et un taux de CD4 élevé à l'instauration du traitement par la névirapine chez les patients naïfs sont associés à un risque plus élevé de développer des effets indésirables hépatiques. Les femmes ont 3 fois plus de risque que les hommes de présenter des réactions hépatiques symptomatiques, souvent associées à un rash (5,8 % vs 2,2 %), et les patients naïfs, de sexe féminin ou masculin, avec une charge virale plasmatique d'ARN du VIH-1 détectable et présentant des taux élevés de CD4 lors de linitiation du traitement par la névirapine ont également un risque plus élevé de réactions hépatiques symptomatiques avec la névirapine. Au cours dune étude rétrospective, conduite principalement chez des patients avec une charge virale plasmatique du VIH-1 supérieure ou égale à 50 copies/ml, les femmes ayant des taux de CD4 > 250 cellules/mm3 avaient un risque 12 fois plus élevé de présenter des effets indésirables hépatiques symptomatiques en comparaison aux femmes ayant des taux de CD4 < 250 cellules/mm3 (11 % vs 0,9 %). Une augmentation du risque était observée chez les hommes avec une charge virale plasmatique dARN du VIH-1 détectable et des taux de CD4 > 400 cellules/mm3 par comparaison aux hommes avec des taux de CD4 < 400 cellules/mm3 (6,3 % vs 1,2 %). Ce risque accru de toxicité basé sur des valeurs seuils du taux de CD4 n'a pas été observé chez les patients avec une charge virale du VIH-1 indétectable (cest-à-dire une concentration < 50 copies/ml).
Les patients doivent être informés que les réactions hépatiques sont lune des manifestations majeures de la toxicité de la névirapine, et quelles exigent une surveillance étroite au cours des 18 premières semaines de traitement. Ils doivent être informés de la nécessité darrêter la névirapine en cas de survenue de symptômes évocateurs dune hépatite et de consulter immédiatement un médecin, qui effectuera des tests de la fonction hépatique.
Surveillance hépatique
Un bilan biochimique incluant les paramètres fonctionnels hépatiques doit être effectué avant le début du traitement par la névirapine et à intervalles réguliers au cours du traitement.
Des anomalies fonctionnelles hépatiques ont été constatées chez des patients traités par la névirapine, dans certains cas, au cours des premières semaines de traitement.
Des élévations asymptomatiques des taux denzymes hépatiques ont été fréquemment décrites, elles ne constituent pas une contre-indication formelle au traitement par la névirapine. Une élévation asymptomatique des Gamma-GT ne nécessite pas larrêt du traitement par la névirapine.
Un contrôle de la fonction hépatique doit être réalisé toutes les 2 semaines pendant les 2 premiers mois de traitement, lors du 3ème mois, puis régulièrement. La fonction hépatique doit être contrôlée en cas de survenue de signes ou de symptômes évocateurs dune hépatite et/ou dune réaction dhypersensibilité.
En cas délévation des taux dALAT ou dASAT à des valeurs supérieures ou égales à 2,5 fois la valeur normale avant ou pendant le traitement, la fonction hépatique doit être contrôlée plus fréquemment lors de visites de suivi régulières. La névirapine ne doit pas être administrée en cas de taux dASAT ou dALAT supérieurs à 5 fois la valeur normale avant initiation du traitement et jusquà ce que les taux de base dASAT/ALAT soient stabilisés à des taux ne dépassant pas des taux 5 fois supérieurs à la valeur normale (voir rubrique 4.3).
Les médecins et les patients doivent être vigilants en ce qui concerne les signes précoces ou les symptômes dhépatite (anorexie, nausées, ictère, bilirubinurie, selles décolorées, hépatomégalie ou douleur hépatique à la palpation). Les patients doivent être informés de la nécessité dune consultation médicale rapide en cas de survenue de ces symptômes.
En cas délévation des taux dALAT ou dASAT supérieure à 5 fois la normale pendant le traitement, la névirapine doit être immédiatement arrêtée. En cas de retour aux valeurs initiales des taux dALAT ou dASAT et si le patient na pas présenté de signes cliniques ou de symptômes dhépatite, de rash, de symptômes généraux ou dautres signes suggérant une atteinte des organes, une ré-administration de la névirapine peut être envisagée, au cas par cas, à la dose initiale de 200 mg par jour pendant 14 jours puis en augmentant cette dose à 400 mg par jour. Dans ce cas une surveillance plus fréquente de la fonction hépatique est nécessaire. Si les anomalies de la fonction hépatique réapparaissent, le traitement par la névirapine doit être définitivement arrêté.
En cas de survenue de manifestations cliniques dhépatite, caractérisées par une anorexie, des nausées, des vomissements, un ictère ET des anomalies biologiques (anomalie modérée à sévère des paramètres biologiques hépatiques à lexception des gamma-GT)), la névirapine doit être définitivement arrêtée. La névirapine ne doit pas être ré-administrée chez des patients ayant nécessité un arrêt définitif du traitement à la suite de manifestations cliniques dhépatite liées à ladministration de névirapine.
Maladie hépatique
La tolérance et lefficacité de la névirapine nont pas été établies chez les patients présentant des troubles sous-jacents significatifs de la fonction hépatique. La névirapine est contre-indiquée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh classe C, voir rubrique 4.3). Les résultats pharmacocinétiques suggèrent la prudence lors de ladministration de la névirapine chez des patients présentant une atteinte modérée de la fonction hépatique (Child-Pugh classe B). Les patients atteints d'une hépatite chronique B ou C et traités par association d'antirétroviraux présentent un risque accru de développer des effets indésirables hépatiques sévères et potentiellement fatals. En cas d'administration concomitante d'un traitement antiviral de l'hépatite B ou C, veuillez consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) de ces médicaments.
Les patients ayant des troubles préexistants de la fonction hépatique (y compris une hépatite chronique active) ont, au cours d'un traitement par association d'antirétroviraux, une fréquence plus élevée d'anomalies de la fonction hépatique et doivent faire l'objet d'une surveillance appropriée. Chez ces patients, en cas d'aggravation confirmée de l'atteinte hépatique, l'interruption ou l'arrêt du traitement devra être envisagé.
Autres mises en garde
Prophylaxie post-exposition : des cas dhépatotoxicité grave, y compris une insuffisance hépatique ayant nécessité une transplantation ont été rapportés chez des individus non infectés par le VIH ayant reçu des doses répétées de névirapine à titre de prophylaxie post-exposition (utilisation non validée). Aucune étude spécifique évaluant lutilisation de névirapine à titre de prophylaxie post-exposition et particulièrement en termes de durée de traitement na été réalisée ; en conséquence, cette utilisation est fortement déconseillée.
La névirapine associée à dautres traitements anti-rétroviraux nétant pas un traitement curatif des patients infectés par le VIH-1, des pathologies dues à la progression de l'infection ne sont pas exclues sous traitement, y compris des infections opportunistes.
Aucune donnée n'indique que la névirapine associée à dautres traitements anti-rétroviraux puisse éliminer le risque de transmission du VIH-1 par voie sexuelle ou sanguine.
Il faut déconseiller aux patientes traitées par névirapine la prise de toute méthode hormonale autre que lacétate de dépo-médroxyprogestérone (DMPA) en tant que moyen unique de contraception, puisque la névirapine risque de diminuer les taux plasmatiques de ces médicaments. L'association à une méthode de contraception mécanique est donc recommandée (par exemple préservatif masculin). Cette méthode de contraception permet de plus de réduire le risque de transmission du VIH. Si un traitement post-ménopausique à base dhormones est utilisé, son efficacité thérapeutique doit être surveillée en cas de traitement concomitant par névirapine.
Les traitements par association dantirétroviraux ont été associés, chez les patients infectés par le VIH, à une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie). Les conséquences à long terme de ces événements ne sont actuellement pas connues.
Le mécanisme à lorigine de ces anomalies nest pas complètement élucidé. Lhypothèse dune relation entre lipomatose viscérale et inhibiteurs de protéase dune part et lipoatrophie et inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse dautre part a été émise. Le risque de lipodystrophie est majoré par des facteurs individuels tels quun âge plus avancé et par des facteurs liés au traitement tels quune plus longue durée de traitement anti-rétroviral avec les anomalies métaboliques qui lui sont associées. Lexamen clinique doit comporter une évaluation des signes physiques de redistribution des graisses.
Une attention particulière devra être portée au dosage effectué à jeun des lipides plasmatiques et de la glycémie. Les troubles lipidiques doivent être pris en charge en clinique de manière appropriée (voir rubrique 4.8).
Au cours détudes cliniques, la névirapine a été associée à une augmentation du HDL-cholestérol et à une amélioration globale du rapport cholestérol total sur HDL-cholestérol. Cependant, en labsence détudes spécifiques menées sur le rôle éventuel de la névirapine dans la modification du risque cardio-vasculaire chez les patients infectés par le VIH, limpact clinique de ces résultats nest pas connu. Le choix des antirétroviraux doit être principalement guidé par leur efficacité antivirale.
Ostéonécrose
Létiologie est considérée comme multifactorielle (incluant lutilisation de corticoïdes, la consommation dalcool, une immunosuppression sévère, un indice de masse corporelle élevé), cependant des cas dostéonécrose ont été rapportés en particulier chez des patients à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou ayant un traitement par association dantirétroviraux au long cours. Il est conseillé aux patients de solliciter un avis médical sils éprouvent des douleurs et des arthralgies, une raideur articulaire ou des difficultés pour se mouvoir.
Syndrome de Restauration Immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de linstauration du traitement par association dantirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut apparaître et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou mois suivant linstauration du traitement par association dantirétroviraux. Des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées, et les pneumopathies à Pneumocystis jiroveci. Tout symptôme inflammatoire doit être évalué et un traitement doit être instauré si nécessaire. Des maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow) ont également été rapportées dans le cadre dune restauration immunitaire ; cependant, le délai dapparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après linstauration du traitement.
Les données pharmacocinétiques disponibles suggèrent que lutilisation concomitante de rifampicine et de névirapine nest pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Une granulocytopénie est fréquemment associée à la zidovudine. Par conséquent, les patients recevant de façon concomitante de la névirapine et de la zidovudine, particulièrement les patients pédiatriques et ceux recevant des doses élevées de zidovudine ou les patients présentant une insuffisance médullaire, en particulier ceux à un stade avancé de la maladie liée au VIH, ont un risque augmenté de granulocytopénie. Chez ces patients, les paramètres hématologiques doivent être étroitement surveillés.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
En cas de co-administration, la névirapine peut réduire les concentrations plasmatiques des médicaments substrats des systèmes enzymatiques CYP3A et CYP2B6.Il est recommandé de contrôler l'efficacité thérapeutique des médicaments métabolisés par le système enzymatique du cytochrome P450, associés à la névirapine.
L'absorption de la névirapine n'est pas modifiée par la prise de nourriture, les traitements antiacides, ou les médicaments contenant un tampon alcalin.
Les données dinteraction présentées correspondent aux valeurs des moyennes géométriques avec un intervalle de confiance de 90% (90% IC) quand ces données sont disponibles. ND = Non Déterminé, ↑ = Augmenté, ↓ = Diminué, ↔ = Pas deffet.
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· Médicaments par classes thérapeutiques |
· Interaction |
· Recommandations concernant la co- administration |
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· ANTI-INFECTIEUX |
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· Antiretroviraux |
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· INTIs |
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· Didanosine 100 - 150 mg deux fois par jour |
· Didanosine ASC ↔ 1,08 (0,92-1,27) · Didanosine Cmin ND · Didanosine Cmax ↔ 0,98 (0,79-1,21) |
· La didanosine et la névirapine peuvent être associées sans ajustement posologique. |
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· Lamivudine 150 mg deux fois par jour |
· La clairance apparente et le volume de distribution de la lamivudine nont pas été modifiés suggérant que la névirapine na aucun effet inducteur sur la clairance de la lamivudine. |
· La lamivudine et la névirapine peuvent être associées sans ajustement posologique. |
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· Stavudine : 30/40 mg deux fois par jour |
· Stavudine ASC ↔ 0,96 (0,89-1,03) · Stavudine Cmin ND · Stavudine Cmax ↔ 0,94 (0,86-1,03) · Névirapine : les concentrations plasmatiques nont pas été modifiées par rapport à des valeurs historiques. |
· La stavudine et la névirapine peuvent être associées sans ajustement posologique. |
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· Ténofovir 300 mg une fois par jour |
· Les concentrations plasmatiques de ténofovir ne sont pas modifiées lors de co- administration avec de la névirapine. · Les concentrations plasmatiques de névirapine nont pas été modifiées par la co-administration de ténofovir. |
· Le ténofovir et la névirapine peuvent être associées sans ajustement posologique. |
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· Zidovudine 100 - 200 mg trois fois par jour |
· Zidovudine ASC ↓ 0,72 (0,60-0,96) · Zidovudine Cmin ND · Zidovudine Cmax ↓ 0,70 (0,49-1,04) · Névirapine : ses paramètres pharmacocinétiques nont pas été modifiés par la zidovudine. |
· La zidovudine et la névirapine peuvent être associées sans ajustement posologique. · Une granulocytopénie est fréquemment associée à la zidovudine. Par conséquent, les patients recevant de façon concomitante de la névirapine et de la zidovudine et particulièrement les patients pédiatriques et ceux recevant des doses élevées de zidovudine ou les patients présentant une insuffisance médullaire, en particulier ceux à un stade avancé de la maladie liée au VIH, ont un risque augmenté de granulocytopénie. Chez ces patients, les paramètres hématologiques doivent être étroitement surveillés. |
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· INNTIs |
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· Efavirenz 600 mg une fois par jour |
· Efavirenz ASC ↓ 0,72 (0,66-0,86) · Efavirenz Cmin ↓ 0,68 (0,65-0,81) · Efavirenz Cmax ↓ 0,88 (0,77-1,01) |
· Lassociation éfavirenz et névirapine nest pas recommandée à cause dune toxicité accrue et de labsence de bénéfice en terme defficacité par rapport à ladministration dun INNTI seul. |
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· IPs |
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· Atazanavir/ritonavir 300/100 mg une fois par jour 400/100 mg une fois par jour |
· Atazanavir/r 300/100 mg : · Atazanavir/r ASC ↓ 0,58 (0,48-0,71) · Atazanavir/r Cmin ↓ 0,28 (0,20-0,40) · Atazanavir/r Cmax ↓ 0,72 (0,60-0,86) · Atazanavir/r 400/100 mg : · Atazanavir/r ASC ↓ 0,81 (0,65-1,02) · Atazanavir/r Cmin ↓ 0,41 (0,27-0,60) · Atazanavir/r Cmax ↔ 1,02 (0,85-1,24) (comparé à 300/100 mg sans névirapine) · Névirapine ASC ↑ 1,25 (1,17-1,34) · Névirapine Cmin ↑ 1,32 (1,22-1,43) · Névirapine Cmax ↑ 1,17 (1,09-1,25) |
· Lassociation atazanavir/ritonavir et névirapine nest pas recommandée. |
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· Darunavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour |
· Darunavir ASC ↑ 1,24 (0,97-1,57) · Darunavir Cmin ↔ 1,02 (0,79-1,32) · Darunavir Cmax ↑ 1,40 (1,14-1,73) · Névirapine ASC ↑ 1,27 (1,12-1,44) · Névirapine Cmin ↑ 1,47 (1,20-1,82) · Névirapine Cmax ↑ 1,18 (1,02-1,37) |
· Le darunavir et la névirapine peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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· Fosamprénavir 1400 mg deux fois par jour |
· Amprénavir ASC ↓ 0,67 (0,55-0,80) · Amprénavir Cmin ↓ 0,65 (0,49-0,85) · Amprénavir Cmax ↓ 0,75 (0,63-0,89) · Névirapine ASC ↑ 1,29 (1,19-1,40) · Névirapine Cmin ↑ 1,34 (1,21-1,49) · Névirapine Cmax ↑ 1,25 (1,14-1,37) |
· La co-administration de fosamprénavir et de névirapine nest pas recommandée si le fosamprénavir nest pas associé au ritonavir. |
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· Fosamprénavir/ritonavir 700/100 mg deux fois par jour |
· Amprénavir ASC ↔ 0,89 (0,77-1,03) · Amprénavir Cmin ↓ 0,81 (0,69-0,96) · Amprénavir Cmax ↔ 0,97 (0,85-1,10) · Névirapine ASC ↑ 1,14 (1,05-1,24) · Névirapine Cmin ↑ 1,22 (1,10-1,35) · Névirapine Cmax ↑ 1,13 (1,03-1,24) |
· Le fosamprénavir/ritonavir et la névirapine peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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· Lopinavir/ritonavir (capsule molle) 400/100 mg deux fois par jour |
· Chez des patients adultes : · Lopinavir ASC ↓ 0,73 (0,53-0,98) · Lopinavir Cmin ↓ 0,54 (0,28-0,74) · Lopinavir Cmax ↓ 0,81 (0,62-0,95) |
· Une augmentation de la dose de lopinavir/ritonavir à 533/133 mg (4 capsules molles) ou 500/125 mg (5 comprimés à 100/25 mg chacun) deux fois par jour, au cours dun repas, est recommandée en cas dassociation à névirapine. Aucun ajustement posologique de névirapine nest nécessaire lors dune co-administration avec du lopinavir |
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· Lopinavir/ritonavir (solution buvable) 300/75 mg/m2 deux fois par jour |
· Chez lenfant : · Lopinavir ASC ↓ 0,78 (0,56-1,09) · Lopinavir Cmin ↓ 0,45 (0,25-0,82) · Lopinavir Cmax ↓ 0,86 (0,64-1,16) |
· Chez les enfants, une augmentation de la dose de lopinavir/ritonavir à 300/75 mg/m² deux fois par jour, au cours dun repas, doit être envisagée lorsque lopinavir/ritonavir est co- administré avec névirapine, en particulier chez les patients pour qui une diminution de la sensibilité au lopinavir/ritonavir est suspectée. |
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· Nelfinavir 750 mg trois fois par jour |
· Nelfinavir · ASC ↔ 1,06 (0,78-1,14) · Cmin ↔ 0,68 (0,50-1,5) · Cmax ↔ 1,06 (0,92-1,22) · Métabolite Nelfinavir M8 : · ASC↓ 0,38 (0,30-0,47) · Cmin ↓ 0,34 (0,26-0,45) · Cmax ↓ 0,41 (0,32-0,52) · Névirapine : les concentrations plasmatiques nont pas été modifiées par rapport à des valeurs historiques. |
· Le nelfinavir et la névirapine peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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· Ritonavir 600 mg deux fois par jour |
· Ritonavir ASC↔ 0,92 (0,79-1,07) · Ritonavir Cmin ↔ 0,93 (0,76-1,14) · Ritonavir Cmax ↔ 0,93 (0,78-1,07) · Névirapine : la co-administration de ritonavir ne produit pas de modifications cliniquement significatives des concentrations plasmatiques de névirapine. |
· Le ritonavir et la névirapine peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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· Saquinavir/ritonavir |
· Les données limitées disponibles avec le saquinavir capsule molle en association au ritonavir ne suggèrent aucune interaction cliniquement significative entre le saquinavir boosté par le ritonavir et la névirapine. |
· Le saquinavir/ritonavir et la névirapine peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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· Tipranavir/ritonavir 500/200 mg deux fois par jour |
· Aucune étude spécifique dinteraction na été conduite. · Les données limitées issues dune étude de phase IIa chez des patients infectés par le VIH ont montré une diminution de 20% de la Cmin de tipranavir non cliniquement significative. |
· Le tipranavir et la névirapine peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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· Inhibiteurs dentrée |
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· Enfuvirtide |
· En raison du métabolisme de lenfuvirtide, aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative nest attendue entre lenfuvirtide et la névirapine. |
· Lenfuvirtide et la névirapine peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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· Maraviroc 300 mg une fois par jour |
· Maraviroc ASC ↔ 1,01 (0,60-1,55) · Maraviroc Cmin ND · Maraviroc Cmax ↔ 1,54 (0,94-2,52) (comparé à des valeurs historiques) · Les concentrations de névirapine nont pas été mesurées ; aucun effet nest attendu. |
· Le maraviroc et la névirapine peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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· Inhibiteurs dintégrase |
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· Raltégravir 400 mg deux fois par jour |
· Aucune donnée clinique nest disponible. Aucune interaction nest attendue entre le raltegravir et la névirapine, en raison du métabolisme du raltégravir. |
· Le raltégravir et la névirapine peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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· Antibiotiques |
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· Clarithromycine 500 mg deux fois par jour |
· Clarithromycine ASC ↓ 0,69 (0,62-0,76) · Clarithromycine Cmin ↓ 0,44 (0,30-0,64) · Clarithromycine Cmax ↓ 0,77 (0,69-0,86) · Métabolite 14-OH clarithromycine ASC ↑ 1,42 (1,16-1,73) · Métabolite 14-OH clarithromycine Cmin ↔ 0 (0,68-1,49) · Métabolite 14-OH clarithromycine Cmax ↑ 1,47 (1,21-1,80) · Névirapine ASC ↑ 1,26 · Névirapine Cmin ↑ 1,28 · Névirapine Cmax ↑ 1,24 (comparé à des valeurs historiques) |
· Lexposition à la clarithromycine a été diminuée de façon significative, lexposition au métabolite 14- OH a été augmentée. · Le métabolite actif ayant une activité réduite contre le complexe Mycobacterium avium intracellulaire, lactivité globale contre lagent pathogène peut être altérée. · Des alternatives thérapeutiques à la clarithromycine, comme lazithromycine, doivent être envisagées. Un suivi attentif de la fonction hépatique est recommandé. |
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· Rifabutine 150 ou 300 mg une fois par jour |
· Rifabutine ASC ↑ 1,17 (0,98-1,40) · Rifabutine Cmin ↔ 1,07 (0,84-1,37) · Rifabutine Cmax ↑ 1,28 (1,09-1,51) · Métabolite 25-O-désacétyl-rifabutine ASC ↑ 1,24 (0,84-1,84) · Métabolite 25-O-désacétyl-rifabutine Cmin ↑ 1,22 (0,86-1,74). · Métabolite 25-O-désacétyl-rifabutine Cmax ↑ 1,29 (0,98-1,68). · Une augmentation de la clairance apparente de la névirapine (de 9 %) par rapport à des données de référence, sans signification clinique, a été rapportée. |
· Aucun effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques moyens de la rifabutine et de la névirapine na été observé. La rifabutine et la névirapine peuvent être associées sans ajustement posologique. Cependant, en raison de la forte variabilité inter patient, certains patients peuvent présenter une augmentation importante de lexposition à la rifabutine, et peuvent avoir un risque plus élevé de toxicité liée à la rifabutine. Par conséquent, une attention particulière doit être portée en cas dadministration concomitante. |
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· Rifampicine 600 mg une fois par jour |
· Rifampicine ASC ↔ 1,11 (0,96-1,28) · Rifampicine Cmin ND · Rifampicine Cmax ↔ 1,06 (0,91-1,22) · Névirapine ASC ↓ 0,42 · Névirapine Cmin ↓ 0,32 · Névirapine Cmax ↓ 0,50 comparé à des valeurs historiques |
· La co-administration de rifampicine et de névirapine nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). · La rifabutine peut être envisagée, comme alternative à la rifampicine, pour le traitement des patients co- infectés par la tuberculose et sous traitement par névirapine. |
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· Antifongiques |
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· Fluconazole 200 mg une fois par jour |
· Fluconazole ASC ↔ 0,94 (0,88-1,01) · Fluconazole Cmin ↔ 0,93 (0,86-1,01) · Fluconazole Cmax ↔ 0,92 (0,85-0,99) · Névirapine : ↑ 100 % par rapport aux valeurs historiques lorsque la névirapine est administrée seule. |
· La prescription concomitante de ces deux médicaments doit saccompagner de la plus grande prudence et les patients doivent être surveillés étroitement du fait du risque daugmentation de lexposition à la névirapine. |
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· Itraconazole 200 mg une fois par jour |
· Itraconazole ASC ↓ 0,39 · Itraconazole Cmin ↓ 0,13 · Itraconazole Cmax ↓ 0,62 · Névirapine : il ny a pas eu de différence significative dans les paramètres pharmacocinétiques de la névirapine. |
· Une augmentation de la posologie de litraconazole doit être envisagée lorsque ces deux produits sont administrés de façon concomitante. |
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· Kétoconazole 400 mg une fois par jour |
· Kétoconazole ASC ↓ 0,28 (0,20-0,40) · Kétoconazole Cmin ND · Kétoconazole Cmax ↓ 0,56 (0,42-0,73) · Névirapine : concentrations plasmatiques : ↑ 1,15 - 1,28 % (comparé à des valeurs historiques) |
· La co-administration de kétoconazole et de névirapine nest pas recommandée |
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· ANTIACIDES |
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· Cimétidine |
· Cimétidine : aucun effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de la cimétidine na été observé. · Névirapine Cmin ↑ 1,07 |
· La cimétidine et la névirapine peuvent être associées sans ajustement posologique. |
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· ANTITHROMBOTIQUES |
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· Warfarine |
· Linteraction entre la névirapine et la warfarine (agent anti-thrombotique) est complexe, avec un risque, aussi bien daugmentation que de réduction du temps de coagulation lorsque ces médicaments sont utilisés de façon concomitante. |
· Une étroite surveillance de lactivité anticoagulante est nécessaire. |
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· CONTRACEPTIFS |
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· Acétate de dépo- médroxyprogestérone (DMPA) 150 mg tous les 3 mois |
· DMPA ASC ↔ · DMPA Cmin ↔ · DMPA Cmax ↔ · Névirapine ASC ↑ 1,20 · Névirapine Cmax ↑ 1,20 |
· La co-administration de la névirapine na pas affecté la suppression de lovulation induite par le DMPA. · Le DMPA et la névirapine peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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· Ethinyl estradiol (EE) 0,035 mg |
· EE ASC ↓ 0,80 (0,67-0,97) · EE Cmin ND · EE Cmax ↔ 0,94 (0,79-1,12) |
· Les contraceptifs hormonaux oraux comme méthode unique de contraception sont déconseillés chez les femmes. Traitées par névirapine (voir rubrique 4.4). Les doses appropriées de contraceptifs hormonaux (oraux ou autres formes dapplication) autres que le DMPA en association avec la névirapine nont pas été établies en ce qui concerne le sécurité et lefficacité. |
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· Noréthindrone (NET) 1,0 mg une fois par jour |
· NET ASC ↓ 0,81 (0,70-0,93) · NET Cmin ND · NET Cmax ↓ 0,84 (0,73-0,97) |
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· SUBSTITUTIFS AUX OPIACES |
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· Méthadone (dose individualisée) |
· Méthadone ASC ↓ 0,40 (0,31-0,51) · Méthadone Cmin ND · Méthadone Cmax ↓ 0,58 (0,50-0,67) |
· Les patients sous méthadone initiant un traitement par névirapine doivent être surveillés pour un syndrome de sevrage éventuel et la dose de méthadone doit être adaptée en conséquence. |
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· PRODUITS A BASE DE PLANTES |
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· Hypericum perforatum (Millepertuis) |
· Les concentrations sériques de névirapine peuvent être réduites lors de lutilisation concomitante de préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum). Ceci est dû à linduction par le millepertuis des enzymes du métabolisme et/ou des protéines de transport. |
· Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis ne doivent pas être associées à la névirapine (voir rubrique 4.3). Si un patient est déjà traité par du millepertuis, il faut vérifier les concentrations sériques de névirapine et si possible la charge virale et arrêter le millepertuis. Suite à larrêt du millepertuis, les concentrations de névirapine peuvent augmenter. Une adaptation posologique de névirapine peut être nécessaire. Leffet inducteur peut se prolonger pendant au moins 2 semaines après larrêt du millepertuis. |
Autres informations
Métabolites de la névirapine : Des études menées sur microsomes hépatiques humains indiquent que la formation des métabolites hydroxylés de la névirapine n'est pas affectée par la présence des produits suivants : dapsone, rifabutine, rifampicine et triméthoprime-sulfaméthoxazole. En revanche, le kétoconazole et l'érythromycine ont significativement inhibé la formation des métabolites hydroxylés de la névirapine.
Femmes en âge davoir des enfants / Contraception chez les hommes et les femmes
Les femmes en âge de procréer ne doivent pas utiliser de contraceptifs oraux comme unique moyen de contraception car la névirapine risque de diminuer les concentrations plasmatiques de ces médicaments (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Grossesse
Les données disponibles actuellement concernant les femmes enceintes nindiquent pas de toxicité fto/néonatale ou entraînant des malformations. Aucune autre donnée épidémiologique pertinente nest disponible à ce jour. Aucun effet tératogène observable na été constaté lors des études de toxicité sur la reproduction menées chez la rate et la lapine gestantes (voir rubrique 5.3). Aucune étude contrôlée nest disponible chez la femme enceinte. La prudence est recommandée en cas de prescription de la névirapine chez la femme enceinte (voir rubrique 4.4). Lhépatotoxicité étant plus fréquente chez la femme avec un taux de CD4 supérieur à 250 cellules/mm3 et une charge virale plasmatique dARN du VIH-1 détectable (≥ 50 copies/ml), ces éléments doivent être pris en considération lors de la décision thérapeutique (voir rubrique 4.4). Les données disponibles ne sont pas suffisantes pour affirmer que labsence de risque accru de toxicité observé chez les femmes préalablement traitées, avec une charge virale indétectable (charge virale plasmatique de VIH-1 < 50 copies/ ml) et un taux de CD4 >2 50 cellules/ mm3, qui débutent un traitement par la névirapine sapplique également aux femmes enceintes. Toutes les études randomisées sur ce sujet ont spécifiquement exclu les femmes enceintes et les femmes enceintes étaient sous-représentées dans les études de cohorte ainsi que dans les méta-analyses.
Allaitement
La névirapine franchit facilement la barrière placentaire et est excrétée dans le lait maternel.
Il est recommandé aux femmes infectées par le VIH de ne pas allaiter leur enfant afin d'éviter un risque de transmission postnatale du virus et d'interrompre l'allaitement en cas d'instauration d'un traitement par la névirapine.
Fécondité
Les études de toxicité sur la reproduction ont mis en évidence une altération de la fécondité chez le rat.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Au cours des études cliniques, les effets indésirables le plus souvent décrits et imputés à la névirapine ont été des cas d'éruption cutanée, de réactions allergiques, dhépatites, des tests de la fonction hépatique anormaux, de nausées, de vomissements, de diarrhées, de douleurs abdominales, d'asthénie, de fièvre, de céphalées, et de myalgies.
Lexpérience acquise depuis la mise sur le marché de névirapine montre que les effets indésirables les plus graves sont les cas de syndrome de Stevens-Johnson/syndrome de Lyell, les cas graves dhépatite/insuffisance hépatique et les réactions cutanées avec éosinophilie et symptômes généraux (éruptions cutanées accompagnées de symptômes généraux tels que fièvre, arthralgie, myalgie, lymphadénopathie, ainsi que datteintes viscérales telles quhépatite, éosinophilie, granulocytopénie et atteinte rénale). Les 18 premières semaines de traitement constituent une période critique qui nécessite une surveillance étroite des patients (voir rubrique 4.4).
Tableau résumé des effets indésirables
Les effets indésirables suivants, pouvant être associés à ladministration de névirapine, ont été rapportés : lestimation de leur fréquence de survenue est basée sur lanalyse groupée des données des études cliniques concernant les effets indésirables considérés comme associés au traitement par névirapine.
Les fréquences de survenue sont définies par la classification suivante : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquent : granulocytopénie.
Peu fréquent : anémie.
Affections du système immunitaire
Fréquent : hypersensibilité (incluant réaction anaphylactique, angioedème, urticaire).
Peu fréquent : réaction anaphylactique.
Rare : éruption cutanée avec éosinophilie et symptômes généraux
Affections du système nerveux
Fréquent : céphalées.
Affections gastro-intestinales
Fréquent : nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhées.
Affections hépato-biliaires
Fréquent : hépatite (incluant des cas dhépatotoxicité sévères et menaçant le pronostic vital) (1,9 %).
Peu fréquent : ictère.
Rare : hépatite fulminante (pouvant être fatale).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très fréquent : rash (12,5 %).
Peu fréquent : syndrome de Stevens-Johnson/syndrome de Lyell (pouvant être fatal) (0,2 %), angioedème, urticaire.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Peu fréquent : arthralgies, myalgies.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Fréquent : pyrexie, fatigue.
Investigations
Fréquent : tests de la fonction hépatique anormaux (augmentation de lalanine aminotransférase ; augmentation des transaminases ; augmentation de laspartate aminotransférase ; augmentation de la gamma-glutamyl-transférase ; augmentation des enzymes hépatiques ; hyper-transaminasémie)
Peu fréquent : diminution de la phosphorémie, augmentation de la pression artérielle
Description de certains effets indésirables
Dans létude 1100.1090 au cours de laquelle la majorité de ces effets indésirables (n=28) a été rapportée, lincidence des cas de granulocytopénies a été plus importante chez les patients sous placebo (3,3 %) que chez les patients sous névirapine (2,5 %).
La réaction anaphylactique a été identifiée au cours de la surveillance après commercialisation mais na pas été observée au cours des études cliniques contrôlées, randomisées. La catégorie de fréquence a été estimée par un calcul statistique basé sur le nombre total de patients exposés à la névirapine dans les études cliniques randomisées contrôlées (n=2 718).
La diminution de la phosphorémie et laugmentation de la pression artérielle ont été observées au cours des études cliniques lors de la co-administration de ténofovir/emtricitabine.
Les traitements par association dantirétroviraux ont été associés, chez les patients infectés par le VIH, à une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie), incluant une perte du tissu adipeux sous-cutané périphérique et facial, une augmentation de la masse grasse intra-abdominale et viscérale, une hypertrophie mammaire et une accumulation de la masse grasse au niveau rétro-cervical (bosse de bison).
Les traitements par association dantirétroviraux ont été associés à des anomalies métaboliques telles que des hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, résistance à l'insuline, hyperglycémie et hyperlactatémie (voir rubrique 4.4).
Les effets indésirables suivants ont également été rapportés lors de ladministration de la névirapine en association à dautres agents antirétroviraux : pancréatite, neuropathie sensitive périphérique et thrombocytopénie. Ces effets indésirables sont fréquemment observés avec dautres agents antirétroviraux et peuvent survenir lorsque la névirapine est administrée en association avec ces agents. Il est cependant peu probable que ces effets indésirables soient liés au traitement par la névirapine. Rarement, des syndromes d'insuffisance hépato-rénale ont été rapportés.
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de linstauration du traitement par une association dantirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire. Des maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow) ont également été rapportées; cependant, le délai dapparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après linstauration du traitement (voir rubrique 4.4).
Des cas dostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association dantirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue nest pas connue (voir rubrique 4.4).
Peau et tissu sous-cutané
Les manifestations les plus fréquentes de la toxicité de la névirapine sont des éruptions cutanées. Les troubles de ce type ont été imputés à névirapine chez 12,5 % des patients ayant reçu névirapine en association à d'autres antirétroviraux lors des études contrôlées.
Les éruptions cutanées sont habituellement d'intensité légère à modérée et à type d'éruptions érythémateuses maculo-papuleuses s'accompagnant ou non de prurit et localisées au tronc, à la face et aux membres. Des cas dhypersensibilité (réaction anaphylactique, angiodème et urticaire) ont été rapportées. Les éruptions cutanées surviennent seules ou dans un contexte de réactions cutanées avec éosinophilie et symptômes généraux, caractérisées par une éruption cutanée accompagnée de symptômes généraux tels que fièvre, arthralgie, myalgie, lymphadénopathie, ainsi que datteintes viscérales telles quhépatite, éosinophilie, granulocytopénie et atteinte rénale.
Des éruptions cutanées sévères, mettant en jeu le pronostic vital sont survenues chez des patients traités par la névirapine, y compris des cas de syndrome de Stevens-Johnson et de syndrome de Lyell. Des cas fatals de syndrome de Stevens-Johnson, de syndrome de Lyell et de réactions cutanées avec éosinophilie et symptômes généraux ont été rapportés. La majorité des éruptions sévères est survenue au cours des 6 premières semaines de traitement nécessitant parfois une hospitalisation (une prise en charge chirurgicale a été nécessaire dans un cas) (voir rubrique 4.4).
Foie et voies biliaires
Les anomalies biologiques observées le plus fréquemment sont des augmentations des paramètres fonctionnels hépatiques (ALAT, ASAT, Gamma-GT, bilirubine totale et phosphatases alcalines). Les élévations asymptomatiques des Gamma-GT sont les événements les plus fréquents. Des cas d'ictères ont été rapportés. Des cas dhépatite (hépatotoxicité sévère menaçant le pronostic vital, y compris des cas fatals dhépatite fulminante) sont survenus chez des patients traités par la névirapine. Le meilleur élément de pronostic pour la survenue des effets indésirables hépatiques graves était lélévation des paramètres fonctionnels hépatiques par rapport aux valeurs basales. Les 18 premières semaines de traitement constituent une période critique nécessitant une surveillance étroite des patients (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
Au cours dune étude clinique chez 361 enfants dont la majorité recevait un traitement associant ZDV et/ou ddI, les effets indésirables liés à ladministration de la névirapine et rapportés le plus fréquemment ont été comparables aux effets indésirables observés chez les adultes. Des cas de granulocytopénie ont été observés plus fréquemment chez lenfant. Au cours dune étude clinique en ouvert (ACTG 180), les cas de granulocytopénie considérés comme liés au traitement ont été observés chez 5/37 patients (13,5 %). Dans létude ACTG 245 menée en double aveugle contrôlée versus placebo, la fréquence des cas de granulocytopénie graves considérés comme liés au traitement était de 5/305 (1,6 %).
Des cas isolés de syndrome de Stevens-Johnson ou de syndrome de transition de Stevens-Johnson/Lyell ont été rapportés dans cette population.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Population pédiatrique
Un cas de surdosage accidentel massif chez un nouveau-né a été rapporté. La dose ingérée était égale à 40 fois la dose recommandée de 2 mg/kg/jour. Une légère neutropénie isolée et une hyperlactatémie ont été observées, qui ont disparu spontanément en une semaine sans aucune complication clinique. Un an plus tard, le développement de l'enfant restait normal.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme d'action
La névirapine est un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) du VIH-1.
La névirapine est un inhibiteur non compétitif de la transcriptase inverse du VIH-1, mais na aucun effet inhibiteur biologiquement significatif sur la transcriptase inverse du VIH-2 ou sur les ADN- polymérases α, β, γ ou δ des eucaryotes.
Activité antivirale in vitro
La valeur médiane de la concentration inhibitrice à 50 % (CE50) de la névirapine a été de 63 nM contre un ensemble disolats du VIH-1 du groupe M, de sous-types A, B, C, D, F, G et H, et de formes recombinantes circulantes (circulating recombinant forms, CRF) CRF01_AE, CRF02_AG et CRF12_BF se répliquant dans des cellules humaines embryonnaires de rein 293. Dans un ensemble de 2 923 isolats cliniques du VIH-1 principalement de sous-type B, la valeur moyenne de la CE50 a été de 90 nM. Des valeurs similaires de la CE50 sont obtenues lorsque lactivité antivirale de la névirapine est mesurée dans des cellules mononuclées du sang périphérique, des macrophages dérivés de monocytes ou une lignée cellulaire lymphoblastoïde. La névirapine na aucune activité antivirale en culture cellulaire contre des isolats de VIH-1 de groupe O ou des isolats du VIH-2.
La névirapine en association avec léfavirenz a montré une forte activité antagoniste contre le VIH-1 in vitro (voir rubrique 4.5) et a montré des effets additifs à antagonistes avec linhibiteur de protéase ritonavir ou avec linhibiteur de fusion enfuvirtide. La névirapine en association avec les inhibiteurs de protéase amprénavir, atazanavir, indinavir, lopinavir, nelfinavir, saquinavir et tipranavir, et avec les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse abacavir, didanosine, emtricitabine, lamivudine, stavudine, ténofovir et zidovudine a montré une activité contre le VIH-1 additive à synergique. Lactivité in vitro anti-VIH-1 de la névirapine a été antagonisée par ladéfovir, médicament contre le virus de lhépatite B, et par la ribavirine, médicament contre le virus de lhépatite C.
Résistances
Des isolats du VIH-1 présentant une sensibilité réduite (de 100 à 250 fois) à la névirapine émergent dans des cultures cellulaires. Lanalyse génotypique a montré lexistence des mutations Y181C et/ou V106A sur le gène de la transcriptase inverse du VIH-1 en fonction de la souche virale et de la lignée cellulaire utilisées. Le délai dapparition dune résistance à la névirapine dans les cultures cellulaires na pas été modifié lorsque la névirapine a été utilisée en association avec plusieurs autres INNTI.
Les changements phénotypiques et génotypiques des isolats de VIH-1 provenant de patients naïfs de traitement recevant soit la névirapine (n = 24) soit une association de névirapine et de ZDV (n = 14) ont été examinés au cours détudes de phase I/II dune durée de 1 à ≥12 semaines. Après une monothérapie dune semaine par la névirapine, les isolats de 3 patients sur 3 ont montré une diminution de la sensibilité à la névirapine en culture cellulaire. Au moins une mutation sur le gène de la transcriptase inverse résultant de la substitution des acides aminés K103N, V106A, V108I, Y181C, Y188C et G190A a été détectée dans des isolats du VIH-1 provenant de certains patients dès la fin de la 2e semaine suivant le début du traitement. Lors de la semaine 8 de la monothérapie par la névirapine, 100 % des patients testés (n = 24) montraient des isolats du VIH-1 présentant une diminution de plus de 100 fois de la sensibilité à la névirapine en culture cellulaire par rapport à linclusion, et au moins une des mutations sur le gène de la transcriptase inverse associées à une résistance à la névirapine. Dix-neuf de ces patients (80 %) présentaient des isolats montrant des substitutions Y181C quelle que soit la dose.
Lanalyse génotypique des isolats provenant de patients naïfs de traitement antirétroviral présentant un échec virologique (n = 71) recevant la névirapine une fois par jour (n = 25) ou deux fois par jour (n = 46) en association avec la lamivudine et la stavudine pendant 48 semaines a montré que les isolats provenant respectivement de 8 patients sur 25 et de 23 patients sur 46 contenaient au moins lune des substitutions associées à une résistance aux INNTI suivantes : Y181C, K101E, G190A/S, K103N, V106A/M, V108I, Y188C/L, A98G, F227L et M230L.
Résistances croisées
Lémergence rapide de souches du VIH présentant une résistance croisée aux INNTI a été observée in vitro. Une résistance croisée avec la délavirdine et léfavirenz est attendue en cas déchec virologique avec la névirapine. En fonction des résultats des tests de résistance, un traitement contenant létravirine pourrait être utilisé par la suite. Une résistance croisée entre la névirapine et les inhibiteurs de la protéase, les inhibiteurs de lintégrase ou les inhibiteurs dentrée est improbable dans la mesure où les cibles enzymatiques impliquées sont différentes. De même, le risque dune résistance croisée entre la névirapine et les INTI est faible dans la mesure où les molécules ont des sites de liaison différents sur la transcriptase inverse.
Résultats cliniques
La névirapine a été évaluée pour le traitement des patients naïfs et pour celui des patients préalablement traités par des antirétroviraux.
Etudes menées chez des patients naïfs de traitement
Etude 2NN
Létude sur ladministration de deux INNTI (2NN), randomisée, en ouvert, multicentrique et prospective, a comparé deux INNTI, la névirapine et éfavirenz, administrés individuellement et simultanément.
1 216 patients naïfs de traitement antirétroviral présentant une charge virale plasmatique dARN du VIH-1 > 5 000 copies/ml à linclusion ont reçu les traitements suivants : névirapine 400 mg une fois par jour, névirapine 200 mg deux fois par jour, éfavirenz 600 mg une fois par jour ou névirapine (400 mg) et éfavirenz (800 mg) une fois par jour, plus stavudine et lamivudine pendant 48 semaines.
Le critère principal, léchec thérapeutique, a été défini comme une diminution inférieure à 1 log10 de la charge virale plasmatique dARN du VIH-1 au cours des 12 premières semaines, ou deux mesures consécutives de plus de 50 copies/ml à partir de la semaine 24, ou une progression de la maladie (nouvel événement de grade C ou décès), ou un changement du traitement assigné.
Lâge médian a été de 34 ans et environ 64 % des patients étaient des hommes, la numération médiane des lymphocytes CD4 a été de 170 et 190 cellules par mm3 dans les groupes névirapine deux fois par jour et éfavirenz, respectivement. Aucune différence significative na été observée en ce qui concerne les caractéristiques démographiques à linclusion entre les groupes de traitement.
La comparaison principale defficacité prédéterminée a été effectuée entre le traitement par névirapine deux fois par jour et le traitement par éfavirenz. Les détails de cette comparaison defficacité principale sont fournis dans le tableau 1.
Tableau 1 : Nombre de patients ayant présenté un échec thérapeutique, détails de léchec thérapeutique, et nombre de patients présentant une charge virale plasmatique dARN du VIH < 50 c/ml, à la semaine 48 (analyse en intention de traiter [ITT]).
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· |
· Névirapine 200 mg deux fois par jour (n = 387) |
· Éfavirenz 600 mg une fois par jour (n = 400) |
|
· Echec thérapeutique avant ou lors de la semaine 48, % (IC à 95 %) |
· 43,7 % (38,7 - 48,8) |
· 37,8 % (33,0 - 42,7) |
|
· Détails de léchec (%) |
· |
· |
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· Virologique |
· 18,9 % |
· 15,3 % |
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· Progression |
· 2,8 % |
· 2,5 % |
|
· Changement de traitement |
· 22,0 % |
· 20,0 % |
|
· Changement permanent dINNTI (n) |
· 61 |
· 51 |
|
· Interruption temporaire dINNTI (n) |
· 13 |
· 8 |
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· Antirétroviraux supplémentaires (n) |
· 1 |
· 1 |
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· Changement non autorisé dINNTI (n) |
· 1 |
· 1 |
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· ARV* jamais commencé (n) |
· 9 |
· 19 |
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· Charge virale plasmatique de lARN du VIH-1 < 50 c/ml à 48 semaines, % (IC à 95 %) |
· 65,4 % (60,4 - 70,1) |
· 70,0 % (65,2 - 74,5) |
* ARV = traitement antirétroviral
Bien que, d'une façon globale, les échecs de traitement aient été numériquement plus faibles dans le groupe éfavirenz que dans les groupes névirapine seule, les résultats de cette étude n'ont pas mis en évidence une supériorité de l'éfavirenz sur la névirapine deux fois par jour en terme d'échecs de traitement. Cependant, l'équivalence avec une marge de 10 % entre ces groupes de traitement n'a pas été mise en évidence, même si l'étude était suffisamment puissante pour une telle analyse. Le traitement par névirapine deux fois par jour et par éfavirenz n'étaient pas significativement différents (p=0,091) en terme d'efficacité, mesurée par l'incidence des échecs thérapeutiques. Aucune différence significative na été observée entre névirapine deux fois par jour et éfavirenz en ce qui concerne les éléments de léchec thérapeutique, notamment léchec virologique.
L'utilisation simultanée de névirapine (400 mg) et d'éfavirenz (800 mg) a été associée à la plus forte fréquence d'événements indésirables cliniques et au plus fort taux d'échec thérapeutique (53,1%). L'association de névirapine et d'éfavirenz n'ayant pas montré d'efficacité additionnelle et ayant entraîné plus d'événements indésirables que chacun des traitements utilisé séparément, cette association n'est pas recommandée.
Vingt pour cent des patients ayant reçu la névirapine deux fois par jour et 18% des patients ayant reçu l'éfavirenz ont eu au moins un événement indésirable clinique de grade 3 ou 4. Une hépatite clinique, rapportée en tant qu'événement indésirable clinique, est survenue chez 10 patients (2,6%) recevant la névirapine deux fois par jour et 2 patients (0,5%) recevant l'éfavirenz. La proportion de patients avec au moins une toxicité hépatique biologique de grade 3 ou 4 a été de 8,3% pour la névirapine deux fois par jour et de 4,5 % pour l'éfavirenz. Parmi les patients avec une toxicité hépatique biologique de grade 3 ou 4, la proportion de ceux co-infectés par le virus de l'hépatite B ou C a été de 6,7 % et de 20 % dans le groupe névirapine deux fois par jour, et de 5,6 % et 11,1 % dans le groupe éfavirenz.
Suivi à 3 ans de létude 2NN
Il sagit dune étude multicentrique rétrospective comparant lefficacité antivirale à 3 ans de la névirapine et de léfavirenz en association à la stavudine et la lamivudine chez les patients ayant participé à létude 2NN, de la semaine 49 à la semaine 144. Les patients ayant participé à létude 2NN, qui faisaient encore lobjet dun suivi actif à la semaine 48 lorsque létude sest interrompue, et qui étaient encore traités dans le centre de létude, ont été sollicités pour participer à cette étude. Le critère principal de létude (pourcentage de patients ayant présenté des échecs thérapeutiques) et les critères secondaires de létude, ainsi que le schéma thérapeutique principal, ont été similaires à ceux de létude originale 2NN.
Le tableau 2 montre les principaux résultats defficacité de cette étude.
Tableau 2 : Nombre de patients présentant un échec thérapeutique, détails de léchec thérapeutique et nombre de patients présentant une charge virale plasmatique dARN du VIH < 400 copies/ml, entre les semaines 49 et 144 (analyse en ITT).
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· |
· Névirapine 200 mg deux fois par jour (n = 224) |
· Éfavirenz 600 mg une fois par jour (n = 223) |
|
· Échec thérapeutique (%) |
· 35,7 |
· 35,0 |
|
· Échec virologique (>400 c/ml) (%) |
· 5,8 |
· 4,9 |
|
· Charge virale plasmatique de lARN du VIH-1 < 400 c/ml à la semaine 144 (%) |
· 87,2 |
· 87,4 |
|
· Augmentation des CD4 (cellules/mm3) |
· + 135 |
· + 130 |
|
· Progression de la maladie/décès (%) |
· 5,8 |
· 6,3 |
Une réponse durable à la névirapine pendant au moins 3 ans a pu être documentée par cette étude.
Léquivalence avec une marge de 10 % a été démontrée entre névirapine 200 mg deux fois par jour et éfavirenz en ce qui concerne léchec thérapeutique. Le critère principal (p = 0,92) et les critères secondaires nont montré aucune différence statistiquement significative entre léfavirenz et névirapine 200 mg deux fois par jour.
Etudes menées chez des patients prétraités
Etude NEFA
Létude NEFA, randomisée, prospective et contrôlée, a évalué différentes options thérapeutiques chez des patients présentant une charge virale indétectable, dont le schéma thérapeutique comprenant des inhibiteurs de la protéase (IP) était remplacé par névirapine, éfavirenz ou abacavir. 460 adultes, dont les charges virales plasmatiques dARN du VIH-1 étaient inférieures à 200 c/ml au moins au cours des six derniers mois, et traités par deux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse et au moins un IP, ont été randomisés pour remplacer linhibiteur de la protéase par névirapine (155 patients), éfavirenz (156) ou abacavir (149).
Le critère principal de létude a été le décès, la progression vers un syndrome dimmunodéficience acquise, ou une augmentation des charges virales dARN du VIH-1 au-delà de 200 copies par millilitre. Les principaux résultats concernant le critère principal sont présentés dans le tableau 3.
Tableau 3 : Résultats du traitement 12 mois après le remplacement dun traitement à base dIP
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· |
· Névirapine · (n = 155) |
· Éfavirenz · (n = 156) |
· Abacavir · (n = 149) |
|
· |
· Nombre de patients |
||
|
· Décès |
· 1 |
· 2 |
· 1 |
|
· Progression vers le SIDA |
· 0 |
· 0 |
· 2 |
|
· Échec virologique |
· 14 |
· 7 |
· 16 |
|
· Pendant la prise du médicament |
· 8 |
· 5 |
· 16 |
|
· Après le changement du médicament |
· 6 |
· 2 |
· 0 |
|
· Perdu de vue |
· 3 |
· 6 |
· 8 |
|
· Modification du traitement antirétroviral assigné sans échec virologique |
· 20 |
· 29 |
· 9 |
|
· Réponse ; poursuite du traitement antirétroviral assigné à 12 mois |
· 117 |
· 112 |
· 113 |
À 12 mois, les estimations de Kaplan-Meier de la probabilité de satisfaire le critère ont été de 10 % dans le groupe névirapine, 6 % dans le groupe éfavirenz et 13 % dans le groupe abacavir (p = 0,10 selon une analyse en intention de traiter).
L'incidence globale des événements indésirables a été significativement plus faible (61 patients, ou 41 %) dans le groupe abacavir que dans le groupe névirapine (83 patients, ou 54 %) ou dans le groupe éfavirenz (89 patients, ou 57 %). Significativement moins de patients dans le groupe abacavir (9 patients, ou 6 %) que dans le groupe névirapine (26 patients ou 17%) ou éfavirenz (27 patients ou 17 %) ont arrêté le traitement antirétroviral assigné à cause d'événements indésirables (voir le tableau ci-dessous).
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· Nombre de patients qui ont eu un ou plus d'événements indésirables* |
|||||||||
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· Evénement indésirable |
· Névirapine (N=155) |
· Efavirenz (N=156) |
· Abacavir (N=149) |
||||||
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· |
· Tout événement indésirable |
· Evénement indésirable de grade 3 ou 4 |
· Evénement indésirable conduisant à larrêt |
· Tout événement indésirable |
· Evénement indésirable de grade 3 ou 4 |
· Evénement indésirable conduisant à larrêt |
· Tout événement indésirable |
· Evénement indésirable de grade 3 ou 4 |
· Evénement indésirable conduisant à larrêt |
|
· |
· Nombre de patients (pourcentage) |
||||||||
|
· Clinique |
· |
· |
· |
· |
· |
· |
· |
· |
· |
|
· -Neuropsychiatrique |
· 11 |
· 6 |
· 6 |
· 48 |
· 22 |
· 19 |
· 14 |
· 1 |
· 0 |
|
· - Cutané |
· 20 |
· 13 |
· 12 |
· 11 |
· 3 |
· 3 |
· 7 |
· 0 |
· 0 |
|
· - Gastro-intestinal |
· 6 |
· 2 |
· 0 |
· 8 |
· 4 |
· 4 |
· 12 |
· 2 |
· 1 |
|
· - Systémique** |
· 7 |
· 1 |
· 1 |
· 5 |
· 2 |
· 0 |
· 10 |
· 8 |
· 8 |
|
· - Autre |
· 25 |
· 8 |
· 1 |
· 11 |
· 5 |
· 1 |
· 12 |
· 3 |
· 0 |
|
· Biologique |
· |
· |
· |
· |
· |
· |
· |
· |
· |
|
· - Augmentation des taux de transaminases |
· 12 |
· 6 |
· 4 |
· 4 |
· 1 |
· 0 |
· 5 |
· 1 |
· 0 |
|
· - Hyperglycémie |
· 2 |
· 2 |
· 2 |
· 2 |
· 2 |
· 0 |
· 1 |
· 1 |
· 0 |
|
· Total |
· 83 (54)*** |
· 38 |
· 26 (17)**** |
· 89 (57)*** |
· 39 |
· 27 (17)**** |
· 61 (41)*** |
· 16 |
· 9 (6)**** |
* Un effet de grade 3 était défini comme sévère, et un événement de grade 4 comme menaçant le pronostic vital
** Les événements indésirables systémiques incluaient les réactions d'hypersensibilité
*** P=0,02 selon le test du χ²
**** P=0,01 selon le test du χ²
Transmission materno-ftale
Létude HIVNET 012 effectuée à Kampala (Ouganda) a évalué lefficacité de névirapine à prévenir la transmission verticale de linfection par le VIH-1. Les mères nont reçu que le traitement antirétroviral à létude au cours de ces études. Les couples mère-enfant étaient randomisés pour recevoir la névirapine par voie orale (mère : dose unique de 200 mg au déclenchement du travail ; enfant : dose unique de 2 mg/kg dans les 72 heures suivant la naissance), ou la zidovudine selon un schéma thérapeutique ultra- court par voie orale (mère : 600 mg au déclenchement du travail puis 300 mg toutes les 3 heures jusqu'à l'accouchement, enfant : 4 mg/kg deux fois par jour pendant 7 jours). Le taux cumulé d'infection par le VIH-1 chez l'enfant à 14-16 semaines était de 13,1 % (n = 310) dans le groupe névirapine versus 25,1 % dans le groupe de traitement ultra-court par zidovudine (n = 308) (p = 0,00063).
A partir d'une étude dans laquelle des enfants de mères infectées par le VIH avaient reçu soit le placebo soit une dose unique de névirapine, 30 enfants infectés par le VIH (15 ayant reçu le placebo et 15 ayant reçu la névirapine) ont été par la suite traités par la névirapine en association avec d'autres traitements antiviraux. Des échecs virologiques après 6 mois de traitement par la névirapine en association avec d'autres traitements antiviraux sont survenus chez significativement plus d'enfants ayant reçu au préalable une dose unique de névirapine (10 sur 15) que chez ceux ayant reçu au préalable le placebo (1 sur 15). Ainsi, chez les enfants précédemment traités par une dose unique de névirapine pour la prévention de la transmission materno-ftale du VIH-1, l'efficacité de névirapine au sein d'une combinaison de traitements, prescrite chez ces enfants pour le traitement du VIH-1, pourrait être réduite.
Dans une étude où des femmes, qui avaient reçu une dose unique de névirapine pour la prévention de la transmission materno-ftale, ont été traitées par névirapine en association avec d'autres traitements antirétroviraux pour le traitement du VIH-1, 29 femmes sur 123, ou 24 %, ont eu un échec virologique, et cinq (38 %) des 13 femmes avec une résistance du VIH-1 à la névirapine à linclusion ont eu un échec virologique. Ainsi, chez les femmes précédemment traitées par une dose unique de névirapine pour la prévention de la transmission materno-ftale du VIH-1, l'efficacité de la névirapine au sein d'une combinaison de traitements, prescrite chez ces femmes pour le traitement du VIH-1, pourrait être réduite.
Dans une étude clinique randomisée en aveugle, chez des femmes traitées par anti-rétroviraux pendant la grossesse (PACTG 316), aucune nouvelle réduction de la transmission materno-ftale du VIH-1 na été observée lorsque la mère et lenfant recevaient la névirapine en dose unique, respectivement pendant le travail et après la naissance. Les taux de transmission du VIH-1 étaient similaires et bas dans les deux groupes (1,3 % dans le groupe névirapine, 1,4 % dans le groupe placebo). Il na pas été observé de diminution de la transmission materno-ftale ni chez les femmes ayant un taux dARN de VIH-1 en dessous ni au dessus de la limite de quantification avant laccouchement. Sur les 95 femmes ayant reçu névirapine intrapartum, 15 % dentre-elles ont développé des mutations de résistance à la névirapine 6 semaines après laccouchement.
La pertinence clinique de ces données pour les populations européennes na pas été établie. En outre, dans le cas où névirapine est utilisé en dose unique pour prévenir la transmission verticale de linfection par le VIH-1, un risque dhépatotoxicité chez la mère et chez lenfant ne peut pas être exclu.
Population pédiatrique
Les résultats dune analyse à 48 semaines de létude BI 1100.1368 conduite en Afrique du Sud ont confirmé que les doses de névirapine de 4/7 mg/kg et de 150 mg/m2 étaient bien tolérées et efficaces pour le traitement de la population pédiatrique naïve de traitement antirétroviral. Une amélioration marquée du taux de CD4 était observée au bout de 48 semaines pour les deux groupes de dose. De plus, les deux doses de traitement ont été efficaces sur la réduction de la charge virale. Au cours de cette étude sur 48 semaines, aucun élément inattendu de tolérance na été observé dans les deux groupes.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
La névirapine est facilement absorbée après administration orale (> 90 %) chez des volontaires sains et des adultes infectés par le VIH-1. La biodisponibilité absolue du comprimé à 50 mg a été de 93 ± 9 % (moyenne ± écart-type) et celle de la solution buvable de 91 ± 8 % après l'administration d'une dose unique chez 12 adultes sains. La concentration plasmatique de la névirapine a atteint sa valeur maximale (2 ± 0,4 µg/ml ; 7,5 µM) quatre heures après la prise d'une dose unique de 200 mg. Lors d'administrations réitérées, les concentrations plasmatiques de la névirapine paraissent augmenter de façon linéaire avec des doses de 200 à 400 mg/jour. Daprès des données de la littérature portant sur 20 patients infectés par le VIH, les concentrations Cmax et Cmin à létat déquilibre étaient respectivement de 5,74 µg/ml (5,00 - 7,44) et de 3,73 µg/ml (3,20 - 5,08) et lASC (Aire Sous la Courbe) de 109,0 h*µg/ml (96,0 - 143,5) chez des patients prenant 200 mg de névirapine 2 fois par jour. Dautres données publiées supportent ces conclusions. Lefficacité à long terme du traitement semble vraisemblablement liée à des concentrations minimales de névirapine supérieures à 3,5 µg/ml chez les patients.
Distribution
La névirapine est lipophile et est essentiellement sous forme non ionisée aux pH physiologiques. Après injection intraveineuse chez des adultes sains, le volume de distribution (Vdss) de la névirapine a été de 1,21 ± 0,09 l/kg, ce qui suggère que la névirapine est largement distribuée chez l'homme. La névirapine franchit facilement la barrière placentaire et est excrétée dans le lait. Le plasmatique est de 1 à 10 µg/ml. La concentration de la névirapine dans le liquide céphalo-rachidien humain (n = 6) a été égale à 45 % (± 5 %) de la concentration plasmatique, soit un rapport voisin de la fraction non liée aux protéines plasmatiques.
Biotransformation et élimination
Des études in vivo chez l'homme et in vitro sur microsomes hépatiques humains indiquent que la névirapine est très fortement métabolisée par le système oxydatif du cytochrome P450, donnant naissance à plusieurs métabolites hydroxylés. Les études in vitro sur microsomes hépatiques humains suggèrent que le métabolisme oxydatif de la névirapine est essentiellement médié par les iso-enzymes CYP3A du cytochrome P450, mais que d'autres iso- enzymes peuvent jouer un rôle accessoire. Une étude du métabolisme et de l'excrétion a été menée chez huit volontaires sains de sexe masculin après un traitement par la névirapine à raison de 200 mg deux fois par jour jusqu'à l'état d'équilibre suivis d'une dose unique de 50 mg de 14C-névirapine. Après récupération de 91,4 ± 10,5 %, de la dose radioactive administrée, il est apparu que lexcrétion était principalement urinaire (81,3 ± 11,1 % contre 10,1 ± 1,5 % pour la voie fécale). Plus de 80% de la radioactivité urinaire correspondent à des glycuro-conjugués des métabolites hydroxylés. On peut en conclure que, le métabolisme par le cytochrome P450, la glycuro-conjugaison et l'excrétion urinaire de métabolites glycuro-conjugués représentent la principale voie de biotransformation et d'élimination de la névirapine chez l'homme. Seule une faible fraction (< 5 %) de la radioactivité urinaire (représentant moins de 3 % de la dose totale) correspond à la molécule mère intacte, ce qui démontre que l'excrétion rénale joue un rôle mineur dans l'excrétion de la névirapine inchangée.
Des données montrent que la névirapine est un inducteur des enzymes métaboliques hépatiques du cytochrome P450. La pharmacocinétique de l'auto-induction se caractérise par une augmentation voisine de 1,5 à 2 fois de la clairance apparente de la névirapine entre la première prise orale et deux à quatre semaines de traitement par 200 à 400 mg/jour. Cette auto-induction résulte également en une diminution correspondante de la demi-vie plasmatique terminale de la névirapine, qui passe d'environ 45 heures (dose unique) à environ 25 à 30 heures après administration réitérée de 200 à 400 mg/jour.
Populations particulières
Atteinte de la fonction rénale : Les propriétés pharmacocinétiques après administration dune dose unique de névirapine ont été comparées chez 23 patients présentant soit une insuffisance rénale légère (50 ≤ CLcr ≤ 80 ml/min) ou modérée (30 ≤ CLcr ≤ 50 ml/min), soit une atteinte rénale sévère (CLcr < 30 ml/min), soit une insuffisance rénale, ou une insuffisance rénale phase terminale nécessitant une dialyse et chez 8 patients présentant une fonction rénale normale (CLcr> 80 ml/min). Linsuffisance rénale (légère, modérée ou sévère) na pas entraîné de modification significative des propriétés pharmacocinétiques de névirapine. Cependant, chez les patients présentant une insuffisance rénale en phase terminale nécessitant une dialyse, lASC de la névirapine a été réduite de 43.5% après une période dexposition de 1 semaine. Une accumulation des métabolites hydroxy de la névirapine dans le plasma a également été observée. Les résultats suggèrent quune dose additionnelle de 200 mg de névirapine après chaque dialyse peut compenser leffet de la dialyse sur la clairance de la névirapine. Par ailleurs, chez les patients ayant une clairance à la créatinine ≥ 20 ml/min, une adaptation posologique de la névirapine nest pas nécessaire.
Atteinte de la fonction hépatique : une étude à létat déquilibre a été conduite chez 46 patients ayant une fibrose hépatique, reflet de linsuffisance hépatique, à un stade :
· léger (n = 17 ; score Ishak 1-2),
· modéré (n = 20 ; score Ishak 3-4),
· ou sévère (n = 9 ; score Ishak 5-6, Child-Pugh classe A chez 8 patients ; le score Child-Pugh na pas été évalué chez un patient).
Les patients de létude recevaient un traitement antirétroviral comprenant névirapine 200 mg deux fois par jour pendant au moins 6 semaines avant les prélèvements pharmacocinétiques, et présentaient une durée médiane de traitement de 3,4 années. Dans cette étude, le profil pharmacocinétique en doses multiples de la névirapine et des cinq métabolites oxydés na pas été modifié.
Cependant, environ 15 % de ces patients ayant une fibrose hépatique ont présenté des concentrations résiduelles de névirapine supérieures à 9 000 ng/ml (2 fois la concentration résiduelle moyenne habituelle). Les patients présentant une insuffisance hépatique doivent être attentivement surveillés afin de détecter tout signe de toxicité médicamenteuse.
Au cours dune étude pharmacocinétique avec une dose unique de névirapine 200 mg, chez des patients VIH-négatifs présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (Child-Pugh classe A, n = 6 ; Child-Pugh classe B, n = 4), une augmentation significative de lASC de la névirapine a été observée chez un patient Child-Pugh B présentant une ascite, suggérant que les patients avec une aggravation de la fonction hépatique et une ascite peuvent présenter un risque daccumulation de la névirapine dans la circulation systémique. La névirapine en doses multiples induisant son propre métabolisme, cette étude en dose unique peut ne pas refléter limpact de linsuffisance hépatique sur la pharmacocinétique en doses multiples (voir rubrique 4.4).
Dans létude multinationale 2NN, une analyse de pharmacocinétique de population a été effectuée sur 1 077 patients, incluant 391 femmes. Les femmes ont présenté une diminution de la clairance de la névirapine de 13,8 % par rapport aux hommes. Cette différence nest pas considérée comme cliniquement significative. Dans la mesure où ni le poids corporel ni lIndice de Masse Corporelle (IMC) nont dinfluence sur la clairance de la névirapine, linfluence du sexe ne peut être expliquée par le volume corporel. Les paramètres pharmacocinétiques de la névirapine chez les patients infectés par le VIH-1 ne semblent pas être modifiés par l'âge (entre 19 et 68 ans), ou la race (noirs, hispaniques, caucasiens). La névirapine n'a pas fait l'objet d'études chez des patients de plus de 65 ans.
Population pédiatrique
Les données concernant la pharmacocinétique de la névirapine sont issues de deux sources principales : une étude sur 48 semaines chez lenfant conduite en Afrique du Sud (BI 1100.1368) incluant 123 patients naïfs HIV-1 positifs, âgés de trois mois à 16 ans ; et une analyse consolidée de 5 protocoles du Peadiatric AIDS Clinical Trials Group (PACTG), comprenant 495 patients âgés de 14 jours à 19 ans.
Des données pharmacocinétiques provenant de 33 patients (entre 0,77 et 13,7 ans), ayant été prélevés de la totalité des échantillons, ont démontré que la clairance de la névirapine augmentait avec lâge proportionnellement à laugmentation de la surface corporelle. Des doses de névirapine de 150 mg/m2 deux fois par jour (après une période dinitiation de 150 mg/m2 une fois par jour) ont conduit à une moyenne géométrique ou une concentration plasmatique résiduelle moyenne entre 4 et 6 µg/ml (comme attendu daprès les données chez ladulte). De plus, la concentration plasmatique résiduelle de névirapine observée était comparable entre les deux méthodes.
Lanalyse consolidée issue des protocoles 245, 356, 366, 377 et 403 du Peadiatric AIDS Clinical Trials Group (PACTG) a permis lévaluation des patients pédiatriques de moins de 3 mois (n=17) inclus dans ces essai PACTG.
Les concentrations plasmatiques de névirapine observées étaient dans lintervalle de celles observées chez ladulte et chez le reste de la population pédiatrique, mais comportaient plus de variabilité entre les patients, en particulier au cours du deuxième mois de la vie.
5.3. Données de sécurité préclinique
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes (PVC/Aluminium) contenant 14, 60 ou 120 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
49 AVENUE GEORGES POMPIDOU
92593 Levallois-Perret Cedex
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 276 107-4 ou 34009 276 107 4 5 : 14 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 276 108-0 ou 34009 276 108 0 6 : 60 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
· 585 746-1 ou 34009 585 746 1 0 : 120 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.
Prescription initiale hospitalière annuelle. Renouvellement non restreint.