Pourquoi Docteur
    NEWSLETTER
    LES MALADIES

    Torticolis et mal de nuque

    Quels sont les symptômes du torticolis ?

    torticolis

    Lorsqu’une personne souffre de douleur dans le cou, les muscles de sa nuque sont durs et contractés. Dans certains cas, la douleur irradie jusque dans le dos ou les bras. Les douleurs musculaires s’avèrent parfois telles qu’il devient impossible de garder la tête droite : c’est le torticolis. Parfois, la douleur de la nuque s’associe à une sensation de brûlure ou de picotements dans le bras et la main : c’est la névralgie cervico-brachiale.

    Certaines personnes souffrent d’une forme progressive et parfois permanente de torticolis, le torticolis spasmodique ou dystonie des muscles du cou.

    Quelles sont les causes du torticolis ?

    Dans la plupart des cas, les douleurs de nuque sont causées par une contracture musculaire due à une mauvaise posture assise ou couchée. Certaines affections de la colonne cervicale ou de l’épaule peuvent également provoquer un torticolis ; c’est le cas par exemple, d’une atteinte des disques intervertébraux (hernie discale) ou d’une arthrose au niveau des articulations entre les vertèbres du cou.

    Les causes du torticolis spasmodique sont mal connues. Il s’agirait d’un mauvais fonctionnement de certaines régions du cerveau ou d’une irritation chronique du nerf qui contrôle les muscles contractés.

    Chez les enfants, un raidissement de la nuque est parfois observé lors d’infection des oreilles, de la gorge ou des dents. La cause la plus redoutée d’un raidissement soudain de la nuque est la méningite qui s’accompagne de fièvre et de maux de tête. Dans ce cas, il faut consulter en urgence.

    Quelles sont les complications éventuelles du torticolis ?

    Lorsque les douleurs et la raideur sont dues à une simple contracture musculaire, il n’y a pas de complications. Les hernies discales au niveau du cou doivent être surveillées ; une opération chirurgicale peut être nécessaire pour dégager le disque intervertébral qui fait pression.

    Que faire en cas de douleurs du cou ?

    • Couchez-vous et reposez votre tête. Cela décharge la colonne cervicale et suffit souvent à soulager les douleurs.
    • La chaleur (un bain chaud, par exemple) peut décontracter la musculature et atténuer les douleurs. Il existe également des poches de chaleur souples (disponibles en pharmacie).
    • Souvent, les traitements dispensés par le kinésithérapeute ont un effet relaxant et atténuent les douleurs.

    Quand faut-il consulter un médecin en cas de torticolis ?

    Appelez immédiatement le service d’aide médicale d’urgence (SAMU) en composant le 15 ou le 112 :

    • si la raideur de la nuque s'accompagne de fièvre, de maux de tête, de frissons, de torpeur ou de confusion.
    • si la douleur à la nuque est violente, si elle est suivie de troubles de la parole, d'une faiblesse musculaire dans un bras ou une jambe, ou de troubles de la vue.
    • si la douleur s'accompagne de fièvre, de maux de tête importants, de vomissements et de gêne à la lumière.
    • si des vertiges ou des bourdonnements d'oreille accompagnent la douleur de la nuque.
    • si la douleur irradie vers l'épaule ou le bras et si des signes de paralysie se manifestent dans une main.

    Consultez un médecin dans les jours qui viennent :

    • si les douleurs de nuque sont importantes et empêchent de dormir.
    • si la douleur ne diminue pas après 48 heures d'automédication.

    Comment prévenir le mal de nuque ?

    • Si pour des raisons professionnelles vous devez rester en position assise ou en station debout de manière prolongée, pensez à mobiliser régulièrement toute la musculature de votre nuque pour prévenir une contracture :
      • effectuez des mouvements circulaires avec les bras ;
      • haussez puis laissez retomber les épaules ;
      • penchez lentement la tête vers la gauche, vers la droite, en avant puis en arrière.
    • Protégez votre nuque des courants d’air et du froid humide, en portant un foulard ou une écharpe, par exemple.
    • Adoptez une bonne posture verticale et une position assise décontractée.
    • Veillez à ce que votre nuque soit bien soutenue pour dormir, sur un oreiller ni trop dur ni trop mou. Il existe des coussins et des repose-tête spéciaux favorisant la relaxation des muscles de la nuque durant le sommeil.
    • Les exercices de relaxation ou d’étirement, ainsi que le yoga, contribuent également à prévenir les contractures récidivantes.

    Comment soigner le torticolis ?

    Pour soulager la douleur, il est possible de prendre un médicament antalgique (paracétamol, AINS ou aspirine) ou un relaxant musculaire par voie orale. Un massage de la nuque une ou deux fois par jour avec une pommade ou une crème antalgique peut contribuer au soulagement.

    Le traitement du torticolis spasmodique fait appel, entre autres, à des injections régulières de toxine botulinique dans les muscles contractés pour les empêcher de se contracter. Certains médicaments du système nerveux sont également employés, ainsi que des techniques de kinésithérapie.

    Des colliers en mousse, disponibles en pharmacie, peuvent soutenir la tête pendant les activités. Cependant, ils ne doivent pas être utilisés en permanence ou sur de trop longues périodes.



    Liste des médicaments liés à la prise en charge de cette pathologie établie par Eureka santé/Vidal et figurant dans le répertoire de l'Ansm


    Colliers cervicaux (minerves)


      source : © EurekaSanté par VIDAL
      Les informations sur les pathologies et les traitements sont actualisées tous les jours.
      Question d’actu
      09h35 - 21/04
      Pour un tiers de la...
      18h23 - 20/04
      La maladie est transmise par...
      17h34 - 20/04
      Un taux de létalité pouvant...
      14h26 - 20/04
      Recherches sur Google
      14h11 - 20/04
      Examen à l'IRM
       
       
      NUTRITION avec le Dr Patrick Serog

      Bien manger pendant sa grossesse

      Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
      Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
      Vérifiez ici.