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Vertige : la consultation est nécessaire lorsqu’il est vrai

Vertige : la consultation est nécessaire lorsqu’il est vrai

Publié le 21.10.2015
Mise à jour 21.10.2015
Mots-clés :
Vertige : la consultation est nécessaire lorsqu’il est vrai
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Le vertige est un trouble du système de l’équilibre qui donne une illusion de mouvement de l’environnement immédiat par rapport à la personne qui en est atteinte.

 

Vertige : COMPRENDRE

Des mots pour les maux

Le vertige est un trouble du système de l’équilibre (le « système vestibulaire »). L’organe de l’équilibre est le « labyrinthe postérieur ». Il est situé dans « l’oreille interne ». Les « sensations vertigineuses » sont proches du vertige et peuvent également être liées à un trouble de l’équilibre partiellement compensé par les autres systèmes sensoriels qui sont impliqués dans la fonction de l’équilibre.

Qu'est-ce qu’un vertige ?

Le vertige est avant tout un trouble de l’équilibre. Il est lié à une illusion de déplacement ou de mouvement de l’environnement immédiat de la personne atteinte autour d’elle. Il se manifeste par crises, isolées ou répétées, parfois accompagnées d’autres signes qu’il est important de rechercher.
Il est dû le plus souvent à un désordre de la fonction de l'équilibre, qui est normalement assurée par l’organe de l’équilibre, le « labyrinthe postérieur », lui-même contenu dans l'oreille interne (à l’intérieur de l’os du rocher).
Les vertiges donnent ainsi l’illusion que l’environnement de la personne (murs, sols, plafonds, objets) se met à bouger. Le mouvement ressenti est le plus souvent circulaire (comme si le malade était sur un manège), mais il peut aussi s’apparenter à une bascule du sol et du plafond ou même à une sensation de chute.
La durée et la fréquence des vertiges sont très variables : une crise peut durer de quelques secondes à plusieurs heures et elle peut être unique ou se répéter à intervalles irréguliers. Ces caractéristiques sont utiles pour orienter le diagnostic du médecin.
Les vertiges peuvent être accompagnés de divers signes associés : nausées ou vomissements surtout, mais aussi, sueurs, baisse de l’acuité auditive (« hypoacousie »), perception de bruits sans objet (« acouphènes »), maux de tête (« céphalées »)… En particulier, une perte ou une baisse de l’acuité auditive d’une oreille est un élément très important à rechercher pour connaître la cause du vertige.
Les vertiges peuvent être déclenchés par certains mouvements : se lever, se coucher, tourner la tête rapidement…

A quoi sont dûs les vertiges ?

Les vertiges sont liés à un désordre du système de l’équilibre, ou « système vestibulaire ». Le système vestibulaire est une partie de l’oreille interne qui est composée des « canaux semi-circulaires », du « vestibule » et du « nerf vestibulaire ». Les 3 canaux semi-circulaires sont dans les 3 plans de l’espace et sont remplis d’un liquide dans lequel flottent des sortes de cailloux microscopiques : les « otolithes ».
Sous l’effet des mouvements de la tête, ces otolithes se déplacent par rapport à la paroi du canal qui est tapissée de petits cils sensoriels. Ce sont ces cils qui vont permettre au cerveau de savoir dans quel sens et dans quel canal les otolites se déplacent, et donc dans quel sens bouge la tête (ou le corps).
Le nerf vestibulaire transmet l’information du mouvement des otolithes dans les canaux semi-circulaires jusque dans les centres nerveux de la base du cerveau. Le cerveau commande alors automatiquement aux muscles de la tête et du corps les actions nécessaires pour maintenir l’équilibre (« mouvements musculaires réflexes »).
Les « sensations vertigineuses » sont proches du vertige et peuvent également être liées à un trouble de l’équilibre, mais alors partiellement compensé par les autres systèmes sensoriels qui participent à la fonction de l’équilibre (la vision et la « proprioception »). Les sensations vertigineuses ne causent pas d’illusion de déplacement de l’environnement, mais plutôt une sensation de déséquilibre, d’instabilité, de chute imminente. Elles apparaissent lorsque l’on se tient debout ou pendant la marche. Elles disparaissent dès que l’on prend appui quelque part, ainsi qu’en position assise ou couchée.

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