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    Myélome multiple

    Qu'est-ce que le myélome multiple ?

    globules blancs

    De cause inconnue, le myélome multiple (également appelé « maladie de Kahler ») est un cancer du sang qui affecte un type de cellules du système immunitaire, les plasmocytes, qui se multiplient et s’accumulent dans la moelle osseuse.

    En France, environ 5 000 nouveaux cas de myélome multiple sont diagnostiqués chaque année. Le myélome multiple représente 10 à 12 % de toutes les formes de cancers du sang.

    Le myélome multiple est légèrement plus fréquent chez les hommes (54 % des cas). L’âge moyen des patients au moment du diagnostic est de 70 ans chez les hommes et de 74 ans chez les femmes, mais 2,8 % des cas sont observés chez des personnes de moins de 40 ans.

    Quels sont les symptômes des myélomes multiples ?

    Chez environ 20 % des personnes atteintes de myélome multiple, la maladie ne provoque aucun symptôme et elle est découverte fortuitement à l’occasion d’une prise de sang ou d’une radiographie des os.

    L’accumulation de plasmocytes perturbe la production de globules rouges (ce qui peut provoquer une anémie) et de lymphocytes B, un autre type de cellule immunitaire (ce qui rend plus vulnérable aux infections). De plus, les plasmocytes cancéreux fragilisent les os, ce qui se traduit par des douleurs osseuses et un risque augmenté de fractures.

    Quelles sont les complications du myélome multiple ?

    Chez 60 à 70 % des personnes atteintes de myélome multiple, la maladie entraîne des complications rénales : les immunoglobulines présentes en trop grande quantité dans le sang s’accumulent dans le rein et perturbent son fonctionnement. Dans les cas les plus sévères, on observe une insuffisance rénale aiguë. La prévention de l’insuffisance rénale aiguë est essentielle lors de myélome multiple, en particulier en évitant la déshydratation et les médicaments qui peuvent la favoriser.

    De plus, l’existence d’un myélome multiple augmente légèrement le risque de développer certains cancers : cancer du côlon (gros intestin) et cancer du sein. Les patients atteints de myélome multiple âgés de 50 à 74 ans doivent effectuer un dépistage des cancers du côlon et du sein tous les deux ans.

    Comment évolue le myélome multiple ?

    Sans traitement, le myélome multiple met la vie du patient en danger par ses conséquences sur le rein, le sang et les os. En 2005, en France, le taux de survie cinq ans après le diagnostic d’un myélome multiple était d’environ 40 %. L’arrivée de nouveaux traitements a sans aucun doute amélioré ce chiffre, mais les données plus récentes manquent.

    Comment soigne-t-on le myélome multiple ?

    La guérison du myélome multiple n’est pas possible avec les traitements actuels mais ceux-ci permettent le passage à l’état de maladie chronique.

    Pour décider de l’opportunité d’un traitement, l’équipe soignante se fonde sur l’existence ou non de symptômes, et sur la présence ou non de quatre éléments : un taux sanguin de calcium trop élevé, une anémie, une insuffisance rénale aiguë et des atteintes osseuses.

    Si aucun de ces éléments n’est présent, la prise en charge médicale la plus courante est la surveillance active, sans traitement, également appelée « abstention thérapeutique ». Cette surveillance consiste en un examen clinique accompagné d’une prise de sang de contrôle, d’un bilan urinaire et de radiographies. Ces examens sont pratiqués tous les trois à six mois pour les prises de sang, et tous les six mois pour les radiographies.

    Chez les patients qui présentent un stade plus avancé, des médicaments de chimiothérapie sont prescrits. Chez les patients âgés de moins de 65 ans, il est également possible de pratiquer des greffes de cellules souches (« autogreffes »).

    Les précautions à prendre lorsqu'on est atteint de myélome multiple

    Pour éviter les complications et les effets indésirables des traitements, les patients soignés pour un myélome multiple doivent :

    • veiller à boire suffisamment pour éviter une déshydratation qui augmenterait le risque d’insuffisance rénale ;
    • signaler systématiquement le fait d’être atteint de myélome multiple avant tout examen d‘imagerie médicale nécessitant l’injection de produits de contraste iodés ;
    • éviter de consulter un ostéopathe ou un chiropracteur sans avis médical ;
    • éviter les sports à risque et le port de charges lourdes ;
    • porter des bas de contention adaptés pour prévenir le risque de phlébite, notamment en cas de déplacement en avion ;
    • avoir une bonne hygiène de la bouche et des dents et consulter leur dentiste au moins une fois par an ;
    • adapter leur régime alimentaire en cas de traitement par cortisone ;
    • ne pas prendre d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), par exemple l’ibuprofène, pour traiter la douleur ;
    • en cas de fièvre, de fatigue inhabituelle ou s’ils urinent plus fréquemment ou plus abondamment que d'habitude, consulter immédiatement leur médecin.

    Après le traitement d'un myélome multiple

    Les personnes qui ont reçu un traitement contre le myélome multiple font l’objet d’un suivi médical rapproché. Ce suivi médical dure toute la vie car le myélome multiple est une maladie chronique qui se caractérise par des rechutes régulières justifiant la reprise du traitement.

    Sur le même sujet :
    La guérison du cancer par l’injection d’un virus a connu son premier succès. Une équipe américaine a guéri une patiente atteinte de myélome à l’aide du virus de la rougeole.

    source : © EurekaSanté par VIDAL
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