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    Herpès génital

    Qu'est-ce que l'herpès génital ?

    jeune femme

    L'herpès génital est une infection sexuellement transmissible chronique, le plus souvent due à un virus voisin de celui qui provoque l'herpès du visage et de la bouche.

    En France, on estime que 270.000 personnes souffrent d’herpès génital chaque année. Les femmes sont plus touchées que les hommes par cette maladie. Les personnes qui ont de nombreux partenaires sexuels et celles dont le système immunitaire est affaibli sont plus à risque d’être infectées par le virus de l’herpès génital.

    Les symptômes de l'herpès génital

    Une à trois semaines après avoir été infectée par le virus de l’herpès, une personne développe des symptômes souvent importants, la « primo-infection ». Pendant celle-ci, le virus remonte le long des nerfs depuis les organes génitaux jusqu’aux ganglions nerveux situés au bas du dos. Il reste dans ces ganglions entre les poussées ce qui explique la nature chronique de l’herpès génital.

    Les symptômes de la primo-infection d'herpès génital

    Chez l’homme, la primo-infection d’herpès génital se traduit par une inflammation du gland, du prépuce, de l’urètre ou de l’anus, avec des démangeaisons et une sensation fugace de brûlure. Un à deux jours après le début de ces symptômes, de petites vésicules apparaissent là où se trouvaient les démangeaisons. Elles éclatent pour laisser place à de petites plaies et, rapidement, des croûtes. Les ganglions de l'aine sont gonflés et douloureux.

    Chez la femme, la primo-infection d’herpès génital est généralement plus sévère que chez l’homme. Des lésions similaires à celles observées chez les hommes se trouvent sur la vulve, les parois du vagin, le col de l’utérus ou l’anus. Fréquemment, ces symptômes s'accompagnent de fièvre et de fatigue.

    Les symptômes des poussées d'herpès génital

    Les poussées d’herpès génital ressemblent aux symptômes de la primo-infection, mais d’une moindre sévérité. Les lésions guérissent habituellement en une semaine, plus rapidement si un traitement médicamenteux est mis en place.

    L'évolution de l'herpès génital

    Après la primo-infection, environ 20 % des personnes infectées par le virus de l’herpès génital ne présentent aucun symptôme. Chez les autres personnes, des poussées apparaissent, avec une fréquence très variable selon la personne : d’une à deux fois par an, jusqu’à plus de dix fois par an chez certains patients. Plusieurs années peuvent s’écouler entre deux poussées d’herpès génital. En général, le rythme des poussées d’herpès génital diminue avec les années.

    Les facteurs qui déclenchent une poussée d'herpès génital

    Divers facteurs peuvent déclencher une poussée d’herpès génital : la fatigue, le stress, la fièvre, les règles, les rapports sexuels, les rayons ultra-violets naturels ou artificiels, l’irritation des zones génitales, les traitements à la cortisone ou les chimiothérapies, etc.

    Chez certaines personnes, le décalage horaire ou l'excès de boissons alcoolisées peuvent également déclencher des poussées d'herpès génital.

    Peut-on prévenir l'herpès génital ?

    Les personnes qui ne souffrent pas d’herpès génital peuvent se protéger en utilisant systématiquement des préservatifs lors des rapports sexuels (y compris pour la fellation et le cunnilingus). Néanmoins, le préservatif n’offre pas une protection absolue. En effet, les lésions d’herpès génital peuvent se situer à des endroits non protégés par le préservatif. La contamination peut également se faire par des doigts souillés : il est donc préférable de se laver les mains après des rapports sexuels.

    Les personnes infectées peuvent protéger leur partenaire en s’abstenant de rapports sexuels pendant les poussées d’herpès génital et en exigeant l’usage systématique du préservatif.

    Est-on contagieux entre les poussées d'herpès génital ?

    Certaines personnes infectées par le virus de l'herpès génital peuvent excréter du virus en l'absence de symptômes. Ces périodes semblent rares (un à deux jours tous les trois mois en moyenne) mais elles peuvent néanmoins suffire à contaminer un partenaire.

    Si vous craignez de transmettre le virus sans le savoir, parlez-en à votre médecin qui pourra évaluer le risque dans votre cas et prendre éventuellement les mesures appropriées.

    Comment soigne-t-on l'herpès génital ?

    Le traitement de l’herpès génital repose sur l’utilisation de médicaments antiviraux spécifiques, l’aciclovir et le valaciclovir. Ces substances sont généralement administrées par la bouche, mais des traitements intraveineux sont parfois mis en place dans les cas les plus sévères. À la différence de l'herpès du visage, les traitements antiviraux locaux (crème) ne sont pas utilisés dans le traitement de l'herpès génital.

    Herpès génital et grossesse

    Chez la femme enceinte, l’herpès génital ne pose problème que si des lésions sont présentes sur les organes génitaux au moment de l’accouchement, ou si la mère fait une primo-infection herpétique pendant le dernier mois de la grossesse. La prévention de la transmission du virus de l’herpès génital au nouveau-né passe par un traitement antiviral de la mère et, éventuellement, un accouchement par césarienne.



    Liste des médicaments liés à la prise en charge de cette pathologie établie par Eureka santé/Vidal et figurant dans le répertoire de l'Ansm


    Traitements antiviraux par voie orale


    source : © EurekaSanté par VIDAL
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