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    Cancer de la prostate

    Qu'est-ce que le cancer de la prostate ?

    couple senior

    Le cancer de la prostate se traduit par la présence de cellules anormales qui se multiplient de façon incontrôlée dans la prostate. Selon le stade d’évolution du cancer, ces cellules peuvent rester dans la prostate ou envahir les ganglions avoisinants, voire d’autres organes. Environ 95 % des cancers de la prostate sont sensibles aux hormones sexuelles (testostérone), ce qui explique l’utilisation de médicaments qui bloquent l’action de la testostérone pour les traiter.

    En France, le cancer de la prostate est le cancer le plus souvent diagnostiqué chez les hommes de plus de 50 ans avec plus de 71.000 cas par an, à l’origine d’un peu moins de 9.000 décès chaque année. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 71 ans.

    Les cancers de la prostate ne doivent pas être confondus avec l’hypertrophie bénigne de la prostate (« adénome de la prostate »), une maladie qui touche la quasi-totalité des hommes de plus de 70 ans et qui correspond à une augmentation du volume de la prostate. Cette maladie n’évolue pas en cancer de la prostate.

    Quels sont les symptômes du cancer de la prostate ?

    Un cancer de la prostate à un stade peu évolué ne provoque généralement pas de symptôme. Lorsque la tumeur grossit, le patient peut présenter des difficultés pour uriner, du sang dans l’urine ou le sperme, des éjaculations douloureuses avec, parfois, des troubles de l’érection, ou des douleurs dans le bassin, les hanches, le haut des cuisses.

    Aujourd’hui, en France, le taux de survie cinq ans après un diagnostic de cancer de la prostate est de 80 %. La progression du cancer de la prostate est le plus souvent lente.

    Qui est à risque de cancer de la prostate ?

    Certains facteurs de risque du cancer de la prostate ont été identifiés de manière certaine :

    • l’âge : le cancer de la prostate touche des hommes de plus de 70 ans dans la très grande majorité des cas.
    • les antécédents familiaux : il existe une forme dite familiale de cancer de la prostate (20 % des cas). La recherche de gènes favorisant ce type de cancer de la prostate est en cours.
    • l’origine ethnique : le cancer de la prostate est nettement plus fréquent chez les hommes d’origine africaine, les Européens du Nord et les Nord-Américains.

    D’autres facteurs favorisants sont suspectés, en particulier alimentaires : forte consommation de produits laitiers ou de charcuteries, tabagisme, obésité, etc. Mais la confirmation de leur influence nécessite davantage d’études scientifiques.

    Peut-on prévenir le cancer de la prostate ?

    La consommation régulière de deux nutriments semble réduire le risque de cancer de la prostate :

    • le sélénium, un sel minéral présent en quantités notables dans les céréales complètes, les noix du Brésil, les légumes secs, les œufs, le poisson, etc.
    • le lycopène, une substance présente dans les tomates (en particulier lorsqu’elles sont cuites), la pastèque, le pamplemousse, etc.

    Comment dépiste-t-on le cancer de la prostate ?

    Aujourd’hui, les autorités de santé ne recommandent pas un dépistage systématique du cancer de la prostate. La décision d’un dépistage est prise au cas par cas en concertation avec le médecin. Ce dépistage repose sur deux examens qui peuvent être pratiqués par le médecin traitant :

    • le toucher rectal consiste à palper directement la prostate en introduisant un doigt ganté dans le rectum du patient.
    • la mesure de l’antigène prostatique spécifique ou PSA. Une controverse existe sur l’usage du PSA dans le dépistage de cancer de la prostate. En effet, parce que d’autres causes de son augmentation existent, la mesure du taux de PSA peut aboutir à de « faux positifs » qui vont imposer de mener sans raison des examens complémentaires coûteux. De plus, dans 15 % des cas, les hommes qui souffrent de cancer de la prostate ont néanmoins un taux de PSA normal. Enfin, certains médecins reprochent à la mesure du PSA de permettre la découverte de cancers de la prostate sans symptômes et qui ne vont pas forcément évoluer. Ces cas vont néanmoins être traités, avec des conséquences humaines (le traitement est lourd) et économiques (le traitement est coûteux).

    Les traitements du cancer de la prostate

    Parce que le cancer de la prostate évolue lentement, il n’y pas d’urgence à le traiter. Après le diagnostic, de nombreux examens complémentaires sont effectués et, dans certains cas, le traitement est retardé en faveur d’une période de surveillance active. Cette stratégie est destinée à éviter le traitement agressif de cancers de la prostate d’évolution très lente qui ne justifient pas les possibles complications et effets indésirables des traitements.

    Les cancers de la prostate sont traités par la chirurgie (pour enlever la prostate), la radiothérapie (la radiothérapie externe et la curiethérapie, une forme de radiothérapie qui consiste à insérer des grains ou des fils radioactifs directement dans la prostate) et l’administration de médicaments d’hormonothérapie, voire plus rarement de chimiothérapie. Dans certains cas, la seule mesure qui est prise est une surveillance active du cancer.

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    Liste des médicaments liés à la prise en charge de cette pathologie établie par Eureka santé/Vidal et figurant dans le répertoire de l'Ansm


    Hormones de synthèse

    Antiandrogènes


    source : © EurekaSanté par VIDAL
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